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US Open - Après la polémique Serena Williams, Ramos réplique : "L'arbitrage à la carte n'existe pas"

Après les attaques, Ramos réplique : "L'arbitrage à la carte n'existe pas"

Le 12/09/2018 à 18:38Mis à jour Le 13/09/2018 à 16:35

US OPEN - Au centre de toutes les attentions depuis son arbitrage polémique de la finale du simple dames entre Naomi Osaka et Serena Williams, Carlos Ramos a expliqué dans un entretien donné au quotidien portugais Expresso qu'il ne faisait pas d'arbitrage "à la carte".

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Visé par de nombreuses critiques, venant d'anciens joueurs - John McEnroe lui a reproché de s'être trop mis en avant sur Eurosport, Billie Jean King a estimé qu'il avait aggravé la situation - et joueurs en activité (Novak Djokovic), l'officiel a expliqué qu'il passait outre ce mauvais moment. Surtout, il a expliqué sa position concernant ses décisions arbitrales sujettes à controverse auprès de Serena Williams : un warning pour coaching, un point de pénalité pour jet et cassage de raquette et un jeu de pénalité pour véhémence.

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Carlos Ramos "va bien"

"Je vais bien malgré les circonstances. C'est une situation délicate, mais l'arbitrage "à la carte" n'existe pas. Ne vous en faites pas pour moi", a expliqué Ramos actuellement au Portugal et qui a opté pour une discrétion absolue dès son retour en Europe. L'arbitre portugais, qui a expliqué ne pas avoir consulté les réseaux sociaux et lu la presse avec modération, sera d'ailleurs retour sur la chaise dès vendredi lors de la demi-finale de Coupe Davis entre la Croatie et les Etats-Unis à Zadar.

Connu pour son intransigeance avec les règles, Ramos avait reçu lundi le soutien de la Fédération internationale de tennis (ITF)."L'arbitrage de monsieur Ramos a été effectué conformément aux règles et a été appuyé par la décision prise par l'US Open de mettre une amende (de 17 000 dollars) à Serena Williams pour ses trois manquements", expliquait le communiqué. "Il est important de rappeler que Monsieur Ramos a toujours exercé ses fonctions d'arbitre en appliquant les règles et toujours agi avec professionnalisme et intégrité."

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Aux Etats-Unis la polémique continue

S'il a été défendu par l'ITF, Ramos avait d'abord subi les foudres de la part du patron de la WTA. Steve Simon avait notamment pointé du doigt une différence de traitement les hommes et les femmes au niveau de l'arbitrage. Une vision d'ensemble partagée par Katrina Adams, la présidente de la Fédération américaine de tennis (USTA). "On se doit d'être cohérents. Car quand on prend ce cas précis avec Serena, nous voyons les hommes faire cela tout le temps. Ils harcèlent les arbitres de chaise lors des changements de côté. Et rien ne se passe", avait-elle souligné à ESPN dimanche.

L'arbitre a également reçu des attaques venant d'associations pour la lutte des droits pour les femmes aux Etats-Unis. Ces dernières lui reprochent d'avoir eu une attitude sexiste envers Serena Williams.

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