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US Open - En quête d'un Grand Chelem, Nick Kyrgios défie Daniil Medvedev avec le besoin de revenir chez lui
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Publié 04/09/2022 à 07:14 GMT+2
US OPEN - Très solide pour se qualifier en 8e de finale de l’US Open où il retrouvera le n°1 mondial Daniil Medvedev, ce dimanche, Nick Kyrgios n’a probablement jamais aussi bien joué au tennis sur la durée. Mais le 25e mondial, finaliste à Wimbledon, et en plein renouveau au niveau tennis, a le mal du pays… comme nombre de ses compatriotes. Après le tournoi, un retour chez lui est d'actualité.
Pas d’amitié mais "beaucoup de respect" : Medvedev-Kyrgios, "ça va être une bataille fun"
Video credit: Eurosport
Inutile de chercher beaucoup plus loin, Daniil Medvedev - Nick Kyrgios sera l’affiche à ne pas manquer sous aucun prétexte dans la nuit de dimanche à lundi. Le n°1 mondial et tenant du titre face à l’un des hommes forts de l’été. Deux joueurs au fort caractère capables de tout. Alors imaginez sur le plus grand court du monde… Bref, ce match sent bon la poudre et le popcorn.
Mais si l’affiche fait saliver, un de ses protagonistes traîne pourtant un léger blues à New York. Interrogé par les journalistes sur le fait d’être éloigné de son Australie natale, Nick Kyrgios n’a pas fait mystère de ses états d’âme. "J'ai du mal avec ça, pour être honnête. Une grande partie de moi aimerait juste être à la maison avec ma petite amie, pour voir nos familles, avoir une vie tranquille et confortable".
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Une demi-volée de revers pour un passing fabuleux : du Kyrgios pur jus
Video credit: Eurosport
L’Australien le sait, le tennis est son "job". Un job qui lui permet de gagner plus que correctement sa vie et de découvrir la planète. "C'est amusant parfois d'aller dans de nouveaux endroits, de rencontrer de nouvelles personnes, de voir le monde, concède d’ailleurs le natif de Canberra.
"C'est amusant… mais c'est difficile. On s’envoie des textos, on essaye de faire des FaceTime, mais ce n’est pas la même chose. On rate des moments cruciaux de la vie. C’est compliqué pour moi parce que je valorise ces petites choses du quotidien. Comme joueur de tennis, je n’ai pas un emploi du temps chargé pour cette raison. Je ne veux pas manquer ces moments. Surtout ceux importants comme l'anniversaire de ma mère, quand elle n'est pas en bonne santé".
Dans l’année suivant l’irruption du Covid-19, entre les tournois annulés et les différents confinements, mais aussi par conviction personnelle, Nick Kyrgios a très peu sorti ses raquettes, préférant rester en Australie. Cette année, le tempétueux et talentueux "Aussie" a davantage sillonné la planète pour jouer au tennis. Il a qui plus est souvent gagné, le poussant sans doute encore plus à ne pas rentrer au pays pour profiter de sa dynamique.
"La réalité, c’est que je suis à l’US Open, explique-t-il. Je suis un des favoris. Je veux bien faire. Alors je vais devoir faire avec (l’éloignement). Il n’y a que les Australiens qui peuvent comprendre ce que je ressens. Les autres joueurs ne comprennent pas ce que ça fait d’être si loin de chez soi, pendant si longtemps. J’essaie de ne pas trop y penser, de ne pas trop en parler aussi. Je ne sais pas, ça me rend triste un peu…"
Un mal australien
Comme l’indique Kyrgios, ce mal du pays est partagé par plusieurs de ses compatriotes. Le tennis est un sport d’origine européenne, son centre de gravité penche indéniablement vers le Vieux continent. Beaucoup de tournois ATP sont organisés en Europe et en Amérique du Nord, deux contrées éloignées de l’Océanie. Ce qui crée des dégâts...
La plus illustre des représentantes australiennes, Ashleigh Barty, n’a jamais caché qu’elle avait du mal à voyager toute l’année loin des siens et de sa terre. Les incessants déplacements imposés par le circuit pro, et sa cadence infernale, font partie des raisons l’ayant poussée à prendre sa retraite en début d’année.
Un autre "Aussie", le grand "mate", comprenez ici "pote", de Kyrgios, Thanasi Kokkinakis, a lui aussi fait part de ses états d’âme concernant le tennis et ses inconvénients. "Il y a des aspects de mon métier que j'adore et d'autres que je déteste. J'aime le jeu et le côté compétition. Mais il y a des moments où je voudrais juste avoir un boulot stable, chez moi, rester à la maison quand je ne travaille pas et me relaxer".
Pas de répit pour les joueurs et les joueuses australiens donc, qui doivent "faire avec" comme le dit Kyrgios, qui a d’ailleurs annoncé récemment qu’il renonçait à jouer la Laver Cup édition 2022. Mais avant de sauter dans l'avion direction l’Océanie, le 25e mondial a un choc de prestige à jouer. Histoire de rentrer au pays l’esprit tout à fait tranquille.
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Nick Kyrgios à l'US Open 2022
Crédit: Getty Images
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