US Open - "Là, c'était vraiment extrême" : Chaleur et humidité ont étouffé les joueurs et joueuses mercredi

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La température proche des 35 degrés et le fort taux d'humidité ont fortement impacté les engagé(e)s de mercredi à Flushing Meadows. Plusieurs scènes ont interpellé, avec en point d'orgue le... vomi de Tomas Martin Etcheverry. Seul Alexander Zverev a minimisé les effets de ces conditions extrêmement délicates évoquées à plusieurs reprises en conférences de presse.

Les terribles effets de la chaleur : Etcheverry vomit à un changement de côté

Video credit: Eurosport

Les chaleurs extrêmes et leur impact sur les organismes ne sont pas une nouveauté sur le circuit, encore moins aux Etats-Unis. Ce n'est pas Arthur Cazaux qui dira le contraire, lui qui avait été victime d'un malaise lors des qualifications à Miami en mars dernier. Il ne faisait "que" 30 degrés quand le Montpelliérain avait fini par souffrir de déshydratation. Mercredi, il en faisait cinq de plus à New York, avec plus de 70% d'humidité. Un enfer.
"Il y a toujours un peu ce truc où dans les conditions extrêmes, je repense forcément un peu à Miami", a admis Cazaux après sa défaite en trois manches contre Brandon Nakashima (6-4, 6-4, 6-2). Mercredi, il n'a toutefois pas été la victime la plus spectaculaire des conditions très, très difficiles au-dessus de Flushing Meadows.
Une image a en effet marqué les esprits et rapidement circulé sur les réseaux : celle de Tomas Martin Etcheverry vomissant après un changement de côté, dans la cinquième manche d'une bataille de plus de 4h qu'il a fini par remporter contre son compatriote Francisco Cerundolo (6-3, 4-6, 6-4, 1-6, 6-3). "Il faut s'hydrater correctement, en buvant beaucoup et en prenant des sels minéraux. J'en ai trop pris, c'est pour cela que j'ai vomi, a expliqué l'Argentin. C'est dangereux pour les joueurs et pour le public"
Beaucoup d'autres ont souffert, les pauses de 10 minutes accordées aux joueurs entre les sets n'ayant, naturellement, pas toujours suffi. On pense à un Arthur Rinderknech au sol et à l'agonie au terme d'un échange dantesque de 37 coups perdu contre Andrey Rublev, et plus globalement à son effondrement physique après avoir pourtant mené deux manches à rien. "J'attends le jour où il va y avoir un accident, a pesté ce dernier dans des propos relayés par L'Equipe. On est tous des chiens de la casse sur le court, pas un joueur ne lâche quoi que ce soit, on ne réfléchit pas, on fonce, il fait 4000 degrés et c'est dangereux".
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37 coups et une défense de feu : Rinderknech ne lâche rien face à Rublev

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Et il n'y avait pas besoin, comme le Tricolore, d'atteindre les 4h09 de jeu pour souffrir. "J'ai tellement transpiré. Aujourd'hui, c'était fou", a réagi Frances Tiafoe, qui a pourtant profité de l'abandon d'Alexander Shevchenko alors qu'il menait 6-4, 6-1, 1-0 après seulement 1h39 passée sur le court. Même Novak Djokovic a énormément souffert dès le milieu de son premier set contre Laslo Djere, alors que le taux d'humidité a grimpé à 73% lors de cette night session.
"Là, c'était vraiment extrême, a confirmé Ugo Humbert, incapable de tenir le rythme après avoir remporté le premier set contre Francisco Comesana. Franchement, j'avais l'impression qu'il faisait 40°. Et il y a l'humidité, aussi. Tu sens que tu perds énormément d'eau. La chaleur te tape dessus et tu perds rapidement de l'énergie. Au bout de 30 minutes, j'avais l'impression d'être sur le court depuis trois heures. Je tiens jusqu'à 7-5, 4-2. Mais dès le début du deuxième set, je suis sur le fil. Et puis j'ai une espèce de coup de mou... Un coup de barre et je n'avais plus rien à donner. J'ai essayé, mais il n'y avait plus de ressort, plus d'énergie. Je ne pouvais plus mettre de jus dans les points. Ma nutritionniste a mis des protocoles en place pour quand il fait très chaud et j'ai tout respecté, mais c'était l'enfer".
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Amorties, coup à l'aveugle, effet rétro... Humbert a perdu l'un des points du tournoi

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Zheng Qinwen, elle, s'est imposée contre Erika Andreeva en trois sets, et a bataillé durant 2h30 contre la Russe... et ses sensations. "Quand je suis entrée sur le court, j'ai trouvé les conditions plutôt difficiles. Mon corps n'est pas encore habitué, j'ai l'impression de réagir lentement depuis le début", a-t-elle décrit.
La difficulté de jouer sous un tel climat a ainsi été dénoncée à l'unanimité... ou presque. Alexander Zverev, futur adversaire d'un certain Etcheverry, a ainsi minimisé le sujet. "Ce n'est pas épouvantable, a-t-il estimé. Parfois, les jours pluvieux à Paris ou Wimbledon le sont plus. Aujourd'hui, il fait juste chaud et humide, mais je me suis bien senti. Parfois, j'étais vraiment trempé. J'ai inondé tout le court mais je me sentais bien physiquement. Je ne me sentais pas fatigué, je n'ai pas autant souffert de la chaleur qu'à Paris, en fait". Et il est certainement l'un des seuls.
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De la variété et du brio, Zverev a sorti toute sa panoplie face à Müller

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