US Open - Jannik Sinner sur l'affaire de dopage : "Je n'ai rien fait de mal"

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Jannik Sinner a reconnu vendredi avoir ressenti du "soulagement" après avoir été blanchi d'un double contrôle antidopage positif subi en mars. Bien conscient que la situation n'est pas vraiment idéale avant son entrée en lice à l'US Open, l'Italien, qui évoque un "soulagement", se défend et assure qu'il "n'a rien fait de mal".

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Video credit: Eurosport

Blanchi d'un double contrôle antidopage positif subi en mars, Jannik Sinner a désormais l'esprit libre. Avant l'US Open, l'Italien est apparu décontracté en conférence de presse. "Evidemment, c'est tout simplement un soulagement", a-t-il affirmé, assurant à trois jours du début de l'US Open qu'il n'avait "rien fait de mal" dans cette affaire.
"Bien sûr, ce n'est pas une situation idéale avant le début d'un tournoi du Grand Chelem", a-t-il souligné. "Mais au fond de moi, je sais que je n'ai rien fait de mal (...) Les gens savent qui je suis, mes supporters aussi. Ils savent que je n'aurai jamais rien fait d’illégal. Dans ce moment difficile, j'ai eu beaucoup de gens proches et j'ai compris d'avoir de vrais amis. Ma réputation ? On verra plus tard, c'est quelque chose que je ne peux pas contrôler. Cette histoire pourrait changer des choses, mais ceux qui me connaissent savent que je suis une personne sérieuse et qui respectent les règles. J'avais simplement hâte de prouver mon innocente", a-t-il ajouté en rappelant qu'il avait dû jouer "des mois" avec le poids de cette enquête sur les épaules et dans la tête.
"Je n'ai cessé de me rappeler que je n'avais vraiment rien fait de mal. Je respecte toujours les règles de l'antidopage et je les respecterai toujours", a-t-il insisté. "Mais, évidemment, c'est tout simplement un soulagement" d'avoir été blanchi, a-t-il ajouté en espérant faire "un bon" US Open. Il a d'ailleurs confirmé se séparer de son kiné Giacomo Naldi et de son préparateur physique Umberto Ferrara. "Je n'ai plus confiance en eux à cause de cette erreur. Je pense qu'il faut de l'air frais dans mon staff", a-t-il admis.
Je comprends la frustration de certains joueurs
Jannik Sinner a subi en mars 2024 deux contrôles antidopage positifs à huit jours d'intervalle : le 10 mars durant le tournoi d'Indian Wells et le 18 mars hors compétition, mais juste avant le tournoi de Miami. Des quantités infimes de clostébol (anabolisant) ont été retrouvées dans ses urines.
L'Italien s'est défendu en expliquant avoir subi "une contamination par un membre de son staff, qui avait appliqué sur sa propre main un spray en vente libre contenant du clostébol pour soigner une petite blessure", selon l'Agence internationale pour l'intégrité du tennis (Itia) qui a accepté sa défense et l'a officiellement blanchi mardi.
Les critiques des autres joueurs ? "Chaque procès a ses modalités, il n'y a aucun favoritisme. Je comprends la frustration de certains joueurs qui ont été suspendus et ont dû attendre pour être jugés, mais eux, contrairement à nous, ne savaient pas comment la substance incriminée avait pu entrer en eux. Ce qui a ralenti le tout, alors que nous, nous l'avons tout de suite compris. Umberto Ferrara a rapidement identifié d’où venait le problème : son spray. On a averti les autorités et reconstruit ce qu'il s'était passé. C'est pour ça que j'ai pu rejouer tout de suite. Cela n'a pas été facile, car j'étais très préoccupé et je faisais attention à tout." Le joueur a simplement perdu les points ATP et le prize money du tournoi au cours duquel le contrôle positif a été acté.
(Avec AFP)
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