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US Open : Jessica Pegula, l'âge de la mâturité pour se hisser en finale contre Sabalenka
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Publié 07/09/2024 à 02:37 GMT+2
Jessica Pegula s'est qualifiée, à domicile, pour sa première finale de l'US Open. Qui est également sa première finale en Grand Chelem. Après avoir disputé sa première demi-finale d'un tournoi majeur. Beaucoup de premières pour une joueuse qui a progresssé physiquement et mentalement afin de se hisser en finale contre Aryna Sabalenka, qu'elle affrontera samedi à Flushing Meadows.
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Comment passer un cap, briser un plafond de verre ? Voilà la question à laquelle Jessica Pegula a répondu avant d’aborder cette édition 2024 de l’US Open. A la faveur d’une victoire dans une demi-finale qui était bien mal embarquée contre Karolina Muchova, l’Américaine s’en est sortie pour décrocher la première finale en Grand Chelem de sa carrière. Alors même qu’avant de briller cette année à Flushing Meadows, elle n’avait jamais connu mieux qu’un… quart de finale. Stade qu’elle avait atteint dans tous les tournois majeurs.
Côté mental, Pegula semble avoir passé un cap. Contre Muchova, elle est revenue fort après un premier set complètement raté et perdu 6-1. Et pour ça, elle peut remercier sa tête : "J'ai l'impression que ma résistance mentale s'est améliorée, s’est-elle réjouie en conférence de presse. Une fois que vous commencez à gagner beaucoup de matches et que vous croyez en vous, que vous pouvez gagner dans les moments difficiles et que vous pouvez battre ces filles et tout ça (elle s'est débarassée d'Iga Swiatek en quart), ça vous donne beaucoup de confiance. J'ai été capable de construire à partir de ça et d'apprendre à travers différentes expériences, en gagnant des tournois”. Car si la native de Buffalo, dans l’État de New York, où elle évolue vraiment à domicile, plafonnait en Grand Chelem, elle avait déjà de quoi capitaliser avec trois WTA 1000 empochés à Guadalajara (2022), Montréal (2023) et Toronto (2024).
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Une maturité physique
Elle a emmagasiné assez de confiance pour se permettre de la décontraction, à l’approche du grand soir, prévu pour samedi à 22h face à Aryna Sabalenka. Puisqu’elle est une novice à ce stade de la compétition, va-t-elle aller chercher conseil auprès de celles et ceux qui sont passés par là avant elle ? "Nous verrons qui m'enverra des messages ce soir et demain. Peut-être que s'il y a un bon nom qui ressort, je pourrai leur demander un peu de renseignements, a lâché l’intéressée, dans un petit rire. Je vais peut-être improviser."
Reste que la progression n’est pas que mentale. L’explosion tennistique, qui s’est traduite par les trois WTA 1000 remportés, est bien là. "Je pense que, premièrement, j'ai soigné ma confition physique. J'ai appris à mieux bouger, à savoir comment jouer mon jeu et à rester en bonne santé, a-t-elle listé. Je pense que tout cela s'est accumulé et que je suis devenue beaucoup plus confiante dans les matches."
À 30 ans, Pegula connaît son corps, ce dont il a besoin, ou pas. D’ici la finale, elle a d’ailleurs son programme, s'écouter : "Je vais rentrer chez moi, dormir un peu, me reposer. J'essaierai probablement de m'entraîner très légèrement à peu près au moment où je jouerai la finale samedi, juste pour que mon horloge biologique se mette à l'heure et que je sois très légère, je pense. Cela dépendra de comment je me sens le matin."
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Elle a pensé à arrêter le tennis
Pourtant, comme d’autres dans ce sport si solitaire et exigeant, avant d’atteindre cette finale qu’elle qualifie de "rêve" enfin atteint, elle a pensé à tout plaquer. "Il y a eu des moments où je ne voulais plus jouer au tennis, où je ne savais plus si je voulais le faire", a-t-elle confessé. Avant d’insister sur sa résilience : "J'ai toujours eu l'impression que je finirais par trouver la solution. C'est quelque chose que je me suis toujours dit. Je pense que c'est un peu la confiance tranquille que j'ai toujours eue en moi". Un état d’esprit potentiellement facilité par l’absence de la pression du résultat, au moins pour son début de carrière, ses parents étant milliardaires après avoir fait fortune dans l’énergie et l’immobilier.
Ce qui ne l’empêche pas de se percevoir comme un potentiel symbole, à son échelle : "J'espère que je serai une source d'inspiration pour les autres joueuses qui ont l'impression d'être bloquées ou de ne pas progresser, car on peut toujours trouver un moyen de s'améliorer". Contre une Aryna Sabalenka en mission dans un tournoi qui a si souvent frustré la Biélorusse, c’est plus qu’un plafond de verre qu’il faudra briser, mais l’élan d’une femme en pleine possession de ses moyens et ultrafavorite pour la victoire finale.
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Jessica Pegula
Crédit: Getty Images
"Je pense que je sais que je peux avoir un jeu qui peut la frustrer, a prédit l’ambitieuse finaliste américaine, qui profitera de l'énergie d'un public qui se réjouit d’avoir un local en finale dans les deux tableaux. J'ai l'impression que par le passé, je devais être agressive, la faire bouger, servir intelligemment et essayer de mettre de la pression sur son service". À voir si ces ingrédients seront suffisants.
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