Novak Djokovic : "Mon plus grand adversaire à l'US Open ? Ce sera moi, comme toujours"

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Novak Djokovic est à nouveau resté en carafe à Wimbledon, stoppé par Jannik Sinner en demi-finale. Le Serbe de 39 ans n'avait plus l'énergie nécessaire pour rivaliser. Mais il est déjà prêt à repartir au combat. Prochain objectif l'US Open, où il espère avoir une nouvelle opportunité de renouer avec un grand titre. Interviewé par CBS, il fixe déjà le cap.

Lettre d'amour à Djokovic

Video credit: Eurosport

Novak Djokovic pense à nouveau à la suite. Toujours un œil devant, malgré ses 39 ans. Alors, le champion serbe a déjà en tête l'US Open, qui débutera dans six semaines. Le dernier tournoi du Grand Chelem de la saison qui, si on a bien entendu ses mots à Wimbledon, ne devrait donc pas être le dernier de sa carrière. Il l'attend, le rendez-vous new-yorkais, qui lui offrira une nouvelle chance de décrocher son 25e titre du Grand Chelem. Le 24e et dernier à ce jour va déjà fêter son troisième anniversaire. La plus longue disette du "Djoker" depuis son tout premier couronnement en janvier 2008.
Dans un entretien accordé à la journaliste américaine Gayle King et diffusé ce vendredi dans l'émission CBS Mornings, Djokovic a assuré que l'US Open était, à ses yeux, "le tournoi du Grand Chelem le plus divertissant et le plus passionnant". "Nole" sait faire le service après-vente et même l'avant-vente. Mais c'est vrai, Flushing Meadows possède sa propre identité, son énergie à part, son côté sauvage. Tout cela plait plus que jamais à l'ancien numéro un mondial, quatre fois vainqueur dans le Queens.
D'autant qu'il sait aussi trouver là-bas un soutien de plus en plus appuyé. La chose est globalement vraie partout au fur et à mesure qu'il se rapproche de la sortie définitive, mais elle l'est tout particulièrement à New York, depuis cette finale perdue contre Daniil Medvedev en 2021, alors qu'il était en quête du premier Grand Chelem calendaire chez les hommes depuis 1969. "L'une des principales raisons pour lesquelles je continue à jouer en compétition, c'est l'énergie du public, explique-t-il. Quant au soutien et au respect dont je bénéficie — tout particulièrement ces dernières années, aux quatre coins du monde — je ne saurais jamais assez remercier les gens pour cela."
Le corps réagit différemment, c'est biologique
Ces deux dernières années, Novak Djokovic était resté assez loin du titre à l'US Open. Demi-finaliste en 2025 mais assez sèchement dominé par Carlos Alcaraz, il avait disparu dès le troisième tour un an plus tôt, mais il était vidé mentalement et physiquement après son titre olympique à Paris, de loin son plus grand objectif de son été 2024. Peut-il réussir là où il a toujours échoué ces derniers temps, sur la dernière ou l'avant-dernière marche en Grand Chelem, comme lors du dernier Wimbledon ?
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"Il a laissé passer sa meilleure dernière chance" : Djokovic et sa quête d'un 25e Grand Chelem

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Pour y parvenir, sans doute faudra-t-il qu'il arrive dans le dernier carré avec davantage de fraicheur qu'à Londres. Ecarté en trois sets par Jannik Sinner aux portes de la finale (trois fois 6-4), Djoko avait payé les efforts consentis en quart contre Félix Auger-Aliassime, face auquel il avait lutté cinq sets et plus de cinq heures. "Le corps réagit différemment, c'est biologique", dit-il, réaliste, voire fataliste, à propos de ses capacités de récupération à l'approche de la quarantaine.
Ce problème-là est souvent sous-estimé le concernant. Bien sûr, le duo Alcaraz-Sinner, vainqueur de 10 des 11 derniers tournois du Grand Chelem, lui bouche le passage. Depuis 2024, son bourreau s'est nommé à sept reprises Sinner ou Alcaraz. Mais d'autres l'obligent à beaucoup donner en amont de ses retrouvailles avec l'un des deux monstres. Ce fut le cas à Wimbledon. "Je n'ai tout simplement pas réussi à récupérer complètement pour la demi-finale et je n'avais pas la fraîcheur nécessaire. Cela dit, je ne veux rien enlever au mérite de Sinner, qui a remporté le tournoi, mais c'est juste que... les choses sont différentes aujourd'hui."
Voilà pourquoi, quand on lui demande qui, de Jannik Sinner ou du tenant du titre Carlos Alcaraz, sera son plus grand adversaire sur la route du 25e, Novak Djokovic répond d'une pirouette qui n'en est pas totalement une : "Mon plus grand adversaire à l'US Open ? Ce sera moi, comme toujours".
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