US Open - "Je dois mieux gérer mes jeux de service en fin de set" : Coco Gauff, les détails qui coûtent cher
Mis à jour 11/09/2026 à 11:58 GMT+2
Après être revenue de l'enfer en quart de finale contre Mirra Andreeva, Coco Gauff pensait avoir laissé ses démons aux vestiaires lors de la demi-finale face à Elena Rybakina. Mais après un premier set de haut niveau, l'Américaine a été rattrapée par ses errances récentes, notamment au service. Et encore plus lorsque les points se sont mis à valoir cher.
Rybakina vient à bout de Gauff
Video credit: Eurosport
Comme disait Nelson Mandela : "Je ne perds jamais : soit je gagne, soit j'apprends". Coco Gauff aurait sans doute préféré une nouvelle finale de l'US Open, trois ans après sa victoire sur Aryna Sabalenka, qu'elle aurait en plus retrouvé, mais elle devra se contenter d'une nouvelle leçon. On aurait pourtant pu penser qu'elle l'avait apprise après son quart de finale contre Mirra Andreeva. "
Je pense avoir joué presque tous mes matches en imposant mon propre jeu, expliquait en conférence de presse. Le match le plus difficile pour moi a peut-être été le quart de finale, où j'ai eu tendance à retomber dans de vieux travers". Mais, même à 22 ans, certaines leçons sont un peu plus longues et plus dures à retenir. Car après avoir fait preuve d'une fébrilité extrême en coup droit et en seconde balle contre la jeune Russe, l'Américaine a cette fois payé au prix fort sa tension en fin de set.
Deux fois breakée pour conclure le set
Pourtant, la vainqueure de l'édition 2023 avait démarré pied au plancher et son agressivité et sa puissance au service avaient déboussolé une Elena Rybakina complètement déréglée en revers et incapable de se retrouver sur un stade Arthur Ashe évidemment acquis à la cause de l'Américaine. Mais, dos au mur, en véritable championne, la Kazakhe a repris du poil de la bête et les choses se sont corsées pour Gauff.
"Je pense qu'elle a très bien joué, analyse-t-elle en conférence de presse. C'était un bon match. Il faudra que j'analyse tout ça, mais elle excelle à rester présente sur chaque point et à exercer une forte pression, que ce soit sur le service ou en retour. Elle a mieux tenu le choc que moi ce soir". Elle a surtout resserré le jeu à partir du second set et l'Américaine a été incapable de tenir la cadence et de mieux gérer les points qui ont compté, profitant d'une Américaine de plus en plus fébrile.
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L'inténsité crescendo de Sabalenka a submergé Pegula
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"Vous jouez mieux au début du match qu'à la fin, c'est normal, réfute-t-elle. Elle a aussi commencé à faire moins d'erreurs directes. À cause de cela, j'ai moi-même fait plus d’erreurs. Après, peut-être que mes choix de frappes n'ont pas toujours été les meilleurs… Pour le moment, c'est un peu flou". Ce qui l'est moins, ce sont les moments qui ont coûté le plus cher à Gauff. Un break pour conclure la deuxième manche juste après avoir débreaké, un break à 4-3 et un second à 5-4 après avoir une nouvelle fois débreaké au milieu dans le troisième… La fébrilité en fin de set de l'Américaine aura été édifiante, surtout vu la solidité de sa prestation lors du premier set, y compris au moment de conclure. Un défaut qui n'est pas passé inaperçu du côté de la tête de série n°3.
J'ai hâte de voir où j'en serai à 24 ou 25 ans
"Tout s'est joué sur quelques-uns de mes jeux de service dans les deux sets, où je n'ai pas réussi à tenir bon, résume-t-elle. À Toronto, nous avons toutes les deux livré une première moitié de match très brouillonne. L'objectif était donc de ne pas commencer la rencontre de cette façon et je pense qu'aujourd'hui, j'ai produit un bien meilleur tennis dès le début. Je sentais beaucoup mieux la balle. L'idée était simplement d'éviter de trop jouer en défense. C'est évidemment inévitable face à elle, mais il ne fallait pas se contenter de cela, car elle joue un excellent tennis et ses coups finissent par trouver leur cible. Mais pour gagner, je dois mieux gérer mes jeux de service en fin de set". Car on peut être une vainqueure de Grand Chelem, mais être rattrapée, parfois, par ses émotions, jusqu'à en perdre le fil de son jeu. Et difficile forcément de s'en remettre.
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Sabalenka : "Vous vouliez voir Pegula gagner mais vous avez été très 'classe' !"
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"Mon père est venu me voir et m'a dit : 'Tu as accompli tellement de belles choses cet été', raconte-t-elle. Mais moi, je m'en fiche de l'été. Là, ça fait mal. C'est le tournoi où je veux briller, celui que je veux absolument remporter". Cela a été déjà été le cas il y a trois ans, mais il est toujours bon de rappeler que l'Américaine n'a que 22 ans. Un âge où les défaites frustrantes font encore partie de l'apprentissage.
"Je regarde les autres joueuses, les autres demi-finalistes, et elles sont plus âgées que moi, de trois ou quatre ans, rappelle l'Américaine. Je pense au travail accompli cette année et au chemin parcouru, et j'ai hâte de voir où j'en serai à 24 ou 25 ans. Jusqu'où mon jeu pourra me mener. J'espère que cela se traduira par des victoires dans ce genre de matches". Il faut pour cela continuer à apprendre de ses (rares) erreurs.
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