US Open 2026 - Adrian Mannarino après sa défaite au deuxième tour contre Alexander Bublik : "Ça devient le zoo"
Par Paul Citron
Mis à jour 03/09/2026 à 10:55 GMT+2
Passé au micro d'Eurosport dans la nuit de mercredi à jeudi pour débriefer son non-match face à Alexander Bublik au deuxième tour de l'US Open, Adrian Mannarino n'a pas cherché d'excuses. Il a reconnu avoir été "un peu catastrophique du début à la fin". Mais le Français a aussi voulu parler des conditions de jeu qui se dégradent pour les joueurs. "Ça devient le zoo", regrette-t-il.
"Ça sent la weed sur le court" : Mannarino tacle le tournoi après son élimination
Video credit: Eurosport
Adrian Mannarino n'est pas du genre à se cacher : quand il est "nul", il le dit lui-même et dans la nuit de mercredi à jeudi, c'est le sentiment qu'il a eu. Face à Alexander Bublik au deuxième tour, le Français a marqué cinq petits jeux sur le court 11 avant de gagner le droit de quitter New York. "C'était un peu catastrophique du début à la fin, il n'y a pas vraiment de moments où je me suis senti entrer dans le match", jugeait-il sans détours. Mais il n'y avait pas que ça.
Le 67e mondial a noté qu'il avait eu "beaucoup de mal avec les conditions de jeu", tout en reconnaissant que ceci n'excuserait pas sa piètre prestation puisqu'elles sont les mêmes pour tout le monde. "Ce n'est pas facile de jouer le soir, avec le bruit, les lumières artificielles et tout ça..." N'allez pas croire que Mannarino, 38 ans, en est à son coup d'essai : il vient tous les ans disputer le Grand Chelem new-yorkais depuis 2008, au moins pour les qualifications. Mais justement, "les choses changent", constate-t-il, et pas pour le mieux.
"Maintenant, les gens ont le droit de bouger dans le public pendant les points", regrette-t-il. Depuis l'édition 2024, les normes régissant les allées et venues des spectateurs ont en effet été assouplies. Il existe des zones de mouvement "contrôlé" où les sièges sont accessibles entre chaque jeu – pas simplement aux changements de côté –, et des zones de mouvement "libre" qui "autorisent l'accès aux fans à tout moment", indique l'US Open.
Les gens rentrent n'importe comment, ils bougent, ils parlent...
D'une nature déjà plus bruyante que les autres, le Grand Chelem américain n'a pas calmé le tohu-bohu dont on l'accuse parfois avec cette règle : "il y a du bruit de partout", assure le Français, sensible comme d'autres avant lui aux odeurs de drogue qui embaument le stade.
"Ça sent la weed sur le court, ça devient un peu le zoo, renchérit-il. Ce sont des conditions vraiment particulières. Les gens rentrent n'importe comment, ils bougent, ils parlent... C'est le tournoi qui tolère ça, je ne sais pas si c'est la meilleure idée pour les joueurs et pour le jeu en général. Je pense qu'il y a plein de règles qu'on pourrait changer dans le tennis, mais ce n'est certainement pas celle qu'il aurait fallu changer pour l'instant." Et ce n'est certainement pas celle qui va bouger de nouveau, au vu des dernières déclarations de Craig Tiley, l'homme fort de la Fédération Américaine, qui a dit vouloir faire de l'US Open un "Disneyland du tennis".
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Trois sets et puis s'en va : le calvaire de Mannarino face à Bublik
Video credit: Eurosport
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