US Open 2026 | Alexander Zverev aura l'Amérique contre lui et il aime ça : "J'adore ce genre d'ambiance"
Par Laurent Vergne
Mis à jour 13/09/2026 à 15:00 GMT+2
"J'espère que le rêve américain ne se réalisera pas dimanche". Alexander Zverev en a plaisanté sur le court vendredi après sa qualification pour la finale, mais l'Allemand va effectivement devoir gérer le contexte particulier de ce dernier dimanche de l'US Open, où il sera opposé à un Ben Shelton porté par tout un public. Mais ça ne l'inquiète pas. Bien au contraire.
Zverev face à l'Amérique en finale : "C'est ok, j'ai déjà affronté des Français en France..."
Video credit: Eurosport
Alexander Zverev a joué des finales de Grand Chelem partout. A Melbourne, à Paris, à Londres et à New York. Mais dimanche, il fera face à une donnée inédite pour lui dans un match avec un tel enjeu : il jouera à l'extérieur, face à un héros local. Après avoir dompté Karen Khachanov dans la première demi-finale, le numéro 2 mondial et tête de série numéro un de cet US Open avait une certitude : son prochain et dernier adversaire dans cette quinzaine sera un Américain, qu'il s'agisse de Ben Shelton ou de Frances Tiafoe. Ce sera finalement le premier nommé.
Il est rare d'affronter un joueur du cru en finale de Grand Chelem. À Paris, la chose n'est pas arrivée depuis 1988 quand Henri Leconte avait défié, en vain, Mats Wilander. En Australie, il faut remonter deux grosses décennies en arrière, en 2005, avec Lleyton Hewitt, lui aussi battu par Marat Safin. Andy Murray est le dernier Britannique à avoir atteint la finale à Wimbledon, plutôt trois fois qu'une (2012, 2013, 2016). C'est à New York que le cas de figure est temporellement le plus proche, avec Taylor Fritz en 2024. Mais depuis 20 ans, ce n'est donc arrivé qu'à quatre reprises, tous Majeurs confondus.
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Trois finales de Grand Chelem de suite : s'est-on trompé sur Zverev ?
Video credit: Eurosport
Je crois que le public le plus hostile, c'était à l'époque où l'on jouait contre un Français à Paris-Bercy
Ce n'est clairement pas une garantie de victoire pour celui qui a l'avantage d'évoluer devant son public. Mais cela peut tout de même devenir un atout certain, surtout dans l'ambiance potentiellement brûlante de New York. "Je vais avoir besoin de vous dimanche", a déjà lancé Ben Shelton vendredi au public après sa victoire contre Frances Tiafoe. Mais il faudrait vraiment des circonstances exceptionnelles pour que cela soit un problème dimanche soir pour Alexander Zverev. Oui, le Arthur-Ashe Stadium sera peut-être (sûrement ?) chaud, voire bouillant. Parce que la foule new-yorkaise attend depuis 23 ans un successeur à Andy Roddick, et parce que Ben Shelton invite davantage à l'embrasement que Taylor Fritz voilà deux ans face à Jannik Sinner.
Malgré tout, Sascha Zverev savoure déjà une telle perspective. "J'aime ce genre d'ambiance, je l'ai déjà dit, a-t-il rappelé vendredi soir. J'ai joué contre des Australiens en Australie. J'ai affronté Arthur Fery à Wimbledon. Cela dit, le public de Wimbledon est un peu différent, c'est une évidence." Mais d'une manière générale, il adore ça. "Pour moi, a-t-il poursuivi, un public bruyant et énergique, c'est toujours formidable, tant qu'il reste correct et qu'il n'interrompt pas le jeu en plein échange. Hormis cela, j'apprécie toujours ce genre d'ambiance."
Y a-t-il une possibilité, voire un risque, que la finale de dimanche confine aux limites du raisonnable en termes d'atmosphère. Flushing Meadows est capable de temps à autre de passer les bornes, et pas toujours quand un Américain est impliqué. Quoi qu'il en soit, pour Zverev, il y a pire défi en la matière. "Je crois que le public le plus hostile — si l'on peut dire — c'était à l'époque où l'on jouait contre un Français à Paris-Bercy, décrit le vainqueur de Roland-Garros. L'atmosphère y était… très intense, et j'ai toujours apprécié cela. J'ai toujours aimé ce type d'ambiance." Pour résumer, Shelton tentera probablement de s'appuyer sur cet élément d'une manière ou d'une autre, mais il est peu probable que cela soit un facteur décisif dans cette finale.
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