US Open 2026 | Carlos Alcaraz sur Jannik Sinner : "C'est bizarre de se dire qu'on ne va pas s'affronter pendant six ou sept mois"

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Jamais deux sans trois. Après Roland-Garros et Wimbledon, l'US Open a lui aussi la garantie de ne pas vivre une finale entre Jannik Sinner et Carlos Alcaraz. Un changement radical par rapport à la campagne 2025. Cette fois, c'est au tour de l'Italien de faire faux bond et l'Espagnol en convient, cet éloignement forcé entre les deux cracks du circuit fait naître un sentiment étrange.

Une jeune génération plus fragile que jamais

Video credit: Eurosport

L'un revient, l'autre s'en va. Le poignet du premier est consolidé, et voilà que c'est le genou du second qui grince. Carlos Alcaraz et Jannik Sinner peinent décidément à accorder leurs violons corporels. Alors que l'Espagnol reprend juste à temps la compétition pour s'aligner à l'US Open, l'Italien, lui, en sera le principal absent. Conséquence, pour la troisième fois consécutive, un tournoi du Grand Chelem va se tenir sans que le tandem de choc du tennis mondial ne soit réuni. 2026 aura ainsi marqué, non pas encore un point de rupture, mais un sérieux coup d'arrêt dans leur formidable rivalité.
Jusqu'ici, ils ne se sont affrontés qu'une seule fois cette saison, en finale du Masters 1000 de Monte-Carlo en avril dernier. Le dernier match de Carlos Alcaraz à ce jour. Ils s'étaient croisés à six reprises en 2025. "Pour être honnête, c'est bizarre de se dire qu'on ne va pas s'affronter pas pendant six ou sept mois. C'est vraiment une situation étrange...", a confié Carlos Alcaraz à ce sujet vendredi à New York lors de sa conférence de presse de rentrée, avant de défendre son titre à l'US Open.
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Sinner se remet de deux breaks pour maîtriser Alcaraz : les temps forts de son 1er titre princier

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C'est en tout cas un sacré contraste avec la saison précédente, celle de l'orgie commune, quand chaque grand tournoi du calendrier semblait devoir s'achever par un duel entre ces deux-là. Roland-Garros, Wimbledon, US Open, les ATP Finals, les Masters 1000 de Rome et de Cincinnati... Quand il y en avait pour deux, il y en avait surtout pour eux. Changement de décor donc cette année, non pas parce que l'un serait rentré dans le rang ou qu'un rival aurait brusquement changé de dimension pour s'immiscer entre eux, mais parce que le corps de chacun a décidé de tirer le signal d'alarme, et à tour de rôle s'il vous plait.
Je lui souhaite de vite et bien se rétablir pour revenir plus fort que jamais sur le court
Comme l'a rappelé Carlos Alcaraz vendredi, tout le monde est logé à la même enseigne sur le circuit. "Je constate que beaucoup de joueurs rencontrent des problèmes physiques, a souligné le Murcien aux sept titres du Grand Chelem. Je pense que cela reflète la densité du calendrier annuel, mais j'espère que nous reverrons bientôt Jannik sur le court, plus fort que jamais. Je lui souhaite de vite et bien se rétablir pour revenir plus fort que jamais sur le court."
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Carlos Alcaraz

Crédit: Getty Images

Quand Alcaraz n'est pas là, il manque. Idem pour Sinner. Mais c'est peut-être plus encore l'absence de leur possible duel qui crée une forme de vide. Comme s'ils avaient fini par devenir indissociables et indispensables l'un à l'autre. Tous leurs matchs n'ont certes pas viré au chef-d'œuvre, mais dans le contexte actuel, seuls leurs matchs peuvent atteindre un tel niveau de qualité, d'intensité et de dramaturgie et, donc, virer potentiellement au chef-d'œuvre. Si regret il y a, il se niche probablement là.
C'est en tout cas l'avis de Mats Wilander. "L'inconvénient de l'absence de Sinner aujourd'hui comme de celle d'Alcaraz à Roland-Garros ou Wimbledon, c'est que nous savons que nous ne verrons pas ce genre de match mémorable — comme celui de Roland-Garros l'année dernière — dont on se dit plus tard : 'C'est le plus grand match que j'aie jamais vu dans ma vie'. Sans la confrontation entre Sinner et Alcaraz, on passe à côté de ce genre de rencontre", avance le consultant d'Eurosport et ancien numéro un mondial.
Si tout va bien, si Carlos Alcaraz ne rechute pas, et si Jannik Sinner se rétablit rapidement, ce que l'Italien et son équipe ont sous-entendu, peut-être l'automne nous offrira-t-il ce dont nous avons été privés, et eux avec nous, depuis le milieu du printemps. Pour ce qui est du Grand Chelem, il faudra quoi qu'il arrive attendre l'année prochaine, désormais. Nous saurons alors si 2026 n'aura constitué qu'une parenthèse malheureuse, distendant le lien spécial tissé entre les deux meilleurs joueurs de la planète.

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