US Open 2026 | Il a mené deux sets zéro, il a eu une balle de match, mais Arthur Gea a fini par céder
Par Laurent Vergne
Mis à jour 08/09/2026 à 07:20 GMT+2
Que c'est dur… Arthur Gea a vraiment été tout près de se hisser en quarts de finale de l'US Open. Mais le Français, après avoir longtemps mené et même bénéficié d'une balle de match, a fini par coincer sur le Grandstand contre le Néerlandais Botic Van de Zandschulp après plus de cinq heures de combat (3-6, 6-7, 7-6, 7-6, 6-4). Son formidable parcours s'achève de façon bien cruelle.
Gea sort par la grande porte mais avec des regrets
Video credit: Eurosport
Le réveil a sonné, sortant Arthur Gea de son rêve. Battu en qualifications puis repêché in extremis, le jeune Français s'est hissé jusqu'en seconde semaine dans cet US Open, mais l'aventure s'est achevée lundi soir sur un Grandstand malheureusement bien désert. Et cette défaite-là va faire mal, tant il aura eu des opportunités de sortir vainqueur de son duel contre Botic Van de Zandschulp. Mais le Néerlandais, accrocheur en diable, allant jusqu'à sauver une balle de match, a fini par trouver une porte de sortie au bout de cinq heures et treize minutes de lutte (3-6, 6-7, 7-6, 7-6, 6-4), ce qui l'inscrit dans le Top 5 des matches les plus longs de l'histoire du tournoi.
Arthur Gea pensera sans doute longtemps à cette volée mal assurée sur sa balle de match à 6-5 en sa faveur (et sur son service) dans le tie-break du troisième set. Il tenait sa victoire, son quart et la poursuite de sa formidable aventure. Ce maudit point aurait pu rester à l'état d'épiphénomène si, une heure plus tard, il avait concrétisé sa deuxième opportunité en or de conclure en servant pour le match. Il venait de breaker dans le neuvième jeu, mais à 5-4, s'il s'est retrouvé à nouveau à deux points de la gagne, cela n'a pas suffi.
Rude apprentissage
Longtemps, il avait pu compter sur la complicité d'un Van de Zandschulp emprunté et en mode distributeur automatiques de fautes grossières (il a fini avec 87 fautes !). C'est ainsi que le Batave s'est retrouvé dans une impasse avec deux manches de retard dans le viseur. Mais il aura eu l'immense mérite de s'accrocher et cela a fini par payer. Au fur et à mesure de la rencontre, il a épuré son jeu et donné beaucoup moins de points. Dans ce match qui s'est finalement joué à rien du tout, il s'est bonifié, y compris de façon assez paradoxale sur le plan physique, au fil du temps.
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Gea relativise : "Je ne vais pas me miner et rester chez moi pendant 3 semaines"
Video credit: Eurosport
Arthur Gea s'est pourtant battu jusqu'au bout de son côté. Malgré une évidente et croissante frustration, il a conservé une attitude irréprochable, effaçant même un break de retard en début de cinquième set. Il a encore obtenu une balle de débreak à 5-4 au cinquième, mais en vain, une fois encore. Pas sûr qu'il trouve aisément le sommeil après une soirée comme celle-ci, riche en émotions et en cruauté. Sans doute se demandera-t-il longtemps où et comment il a pu finir par s'incliner. Rude apprentissage. Botic Van de Zandschulp, lui, va donc disputer à bientôt 31 ans son deuxième quart de finale en Grand Chelem, cinq ans après le premier, ici-même, à New York.
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Extraordinaire : un lob puis un revers sauté et Géa arrache le débreak
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