US Open 2026 | Iva Jovic a tout d'une grande mais est-elle déjà prête ?
Par Laurent Vergne
Mis à jour 07/09/2026 à 01:50 GMT+2
Iva Jovic, pas encore 19 ans, continue de progresser à grands pas. Samedi soir, dans toute l'immensité du Stadium Arthur-Ashe, elle a remporté un match que tout Flushing Meadows guettait, face à Alexandra Eala. Une victoire épique (7-5, 3-6, 7-5) dans une ambiance à l'unisson. Maintenant, la jeune Américaine, promise à un grand avenir, va s'attaquer à Coco Gauff en huitièmes de finale.
Iva Jovic.
Crédit: Getty Images
C'est peut-être LE match de cette première moitié d'US Open. Sous les sunlights du court Arthur-Ashe, deux toutes jeunes femmes ont embrasé Flushing Meadows pendant trois heures dans la nuit de samedi à dimanche. C'était en tout cas le plus attendu par beaucoup, à commencer par Andy Roddick.
"Celui que j'ai coché le jour du tirage au sort", avait confié le vainqueur de l'édition 2003. Il n'a pas déçu. Personne ne l'a été. "Je ne sais pas quoi dire ni penser, mais c'était vraiment un match d'un niveau incroyable. Ce court méritait ce match", a résumé Jovic. C'est elle qui est sortie gagnante de ce combat, dans une ambiance assez formidable.
Je pense avoir beaucoup appris cette année en matière de gestion de match
À 18 ans, elle est le dernier petit phénomène du tennis féminin US. Sans avoir à porter sur elle un poids trop excessif. Car Iva Jovic n'est pas seule. Elle était une des cinq représentantes américaines en huitièmes de finale dans cet US Open. Au classement WTA, même si elle pousse déjà fort à proximité du Top 10 (14e), elle n'est que la quatrième joueuse nationale, derrière, précisément, ses trois compatriotes déjà ancrées dans ce même Top 10, Jessica Pegula (3e), Coco Gauff (4e) et Amanda Anisimova (10e).
Elle grandit vite, la Californienne. Son match contre Alexandra Eala en témoigne. C'est, peut-être, un cap dans sa très jeune carrière, compte tenu de la "hype" gigantesque autour de ce duel, de son retentissement médiatique aux États-Unis et de son cadre, cet Arthur-Ashe Stadium plein à craquer. Elle l'aurait peut-être perdu il y a quelques mois. "Je pense avoir beaucoup appris cette année en matière de gestion de match, j'ai perdu quelques matches difficiles comme celui-ci lors des tournois du Grand Chelem. Je suis donc contente d'avoir enfin remporté celui-ci. J'ai l'impression d'avoir mieux géré certains aspects de la rencontre."
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Jovic éteint le phénomène Eala en 3 sets et 3h de jeu : les temps forts en vidéo
Video credit: Eurosport
Novak m'a envoyé un petit message d'encouragement
Il le fallait, car tout a été soudain plus grand, plus fort et plus intense pour la jeune Américaine, plus jeune membre du Top 20. Une vraie fièvre du samedi soir. D'autant qu'elle a dû goûter au fait de jouer… à l'extérieur. La Philippine Eala, véritable phénomène populaire dans son pays, est suivie à travers le monde par une hallucinante cohorte de supporters. "Disons que le public était un peu plus son avantage, a souri Jovic. Mais j'ai adoré. Ce match a été une excellente expérience d'apprentissage. C'est ce qu'on recherche. Peu importe qu'ils m'encouragent, qu'ils soient contre moi, peu importe qui ils encouragent. Il y a tellement de monde, c'est le plus grand stade de tennis, alors je suis vraiment reconnaissante d'y avoir participé."
Fait remarquable, la voici donc pour la troisième fois cette saison en seconde semaine en Grand Chelem, après son quart de finale à l'Open d'Australie et son huitième à Wimbledon. Il y a de la graine de championne (et de star) mais l'Américaine, chaperonnée par un certain Novak Djokovic, proche d'elle et de sa famille, originaire de l'ex-Yougoslavie, son père venant de Leskovac, en Serbie, et sa maman de Split, en Croatie. "Avant le début du tournoi, raconte-t-elle, Novak m'a envoyé un petit message d'encouragement. Il le fait souvent. J'ai été choquée qu'il perde ici au premier tour, mais le GOAT restera le GOAT."
Adoubée par Djokovic
Un jour, peut-être deviendra-t-elle la meilleure joueuse du monde, ainsi que l'a prophétisé Djokovic en personne, la qualifiant en janvier dernier de "future numéro un mondiale". Elle n'en est pas encore là. Lundi, une nouvelle étape de sa croissance express pourrait l'attendre, avec un combat fratricide contre Coco Gauff, qui fut ce qu'elle est aujourd'hui voilà quelques années. Pour un peu, Coco, 22 ans, prendrait déjà un coup de vieux. "C'est la deuxième semaine d'un Grand Chelem, tu affrontes l'une des meilleures joueuses du monde", rappelle-t-elle.
Est-ce trop haut et trop tôt pour elle ? À Rome, en mai dernier, lors de leur premier et unique affrontement à ce jour, Iva Jovic était passée proche de la victoire avant de céder en trois sets (5-7, 7-5, 6-2). "Ça avait été un peu dur à encaisser, j'ai eu beaucoup d'occasions, déplore-t-elle. J'espère pouvoir en tirer des leçons et reproduire cette performance. Je pense que si je retrouve ce niveau de jeu, j'aurai certainement mes chances". La "hype" new-yorkaise est déjà prête à redémarrer. Sur le Arthur-Ashe. What else ?
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Gauff évite le piège Bucsa
Video credit: Eurosport
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