US Open 2026 - Rybakina, la nouvelle numéro un mondiale est une anti-star

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Alors qu'elle deviendra lundi la 30e numéro un mondiale de l'histoire, Elena Rybakina a réussi un sacré accomplissement avant même de disputer sa demi-finale de l'US Open contre Coco Gauff, jeudi. Pas question, toutefois, d'en faire une montagne pour la Kazkhstanaise. Il faut dire que la nouvelle patronne du circuit n’a pas pour habitude de laisser déborder ses émotions.

Insubmersible et sur le toit du monde : les temps forts de la qualif de Rybakina

Video credit: Eurosport

L'US Open va réunir dans son dernier carré les quatre premières têtes de série du tournoi pour la première fois depuis… 1975. Un demi-siècle d'attente pour voir se réunir le gratin qui, en plus, a été remué au préalable. Car lundi, et quoi qu'il arrive sur la fin du tournoi, la nouvelle numéro un mondiale s’appellera Elena Rybakina.
La Kazakhstanaise a gagné ce droit en dominant Zheng Qinwen malgré une entame très délicate, mercredi. Voilà près de deux ans qu'Aryna Sabalenka avait la couronne bien vissée sur la tête. Plus de quatre ans qu'elle la partageait uniquement avec Iga Swiatek. Alors cette prise de pouvoir est tout sauf anodine. Sauf aux yeux de l'intéressée ?
Il faut dire qu'actuellement, Rybakina a d'autres chats à fouetter que d'imaginer la lecture du classement WTA lundi. La joueuse de 27 ans, deux titres du Grand Chelem en carrière, une seule finale sur les trois dernières saisons, n'a pas le luxe de se concentrer sur autre chose que sa première demi-finale à New York. "Cela représente beaucoup, évidemment, mais je n'y pense pas tant que ça, expliquait-elle en conférence de presse. C'est un bel accomplissement, et j'ai l'impression qu'on l'apprécie et qu'on y réfléchit encore davantage une fois sa carrière terminée (…) Je veux toujours remporter des titres, alors je suis entièrement concentrée sur le prochain match".

A l’opposé de Sabalenka

On est tenté de la prendre au mot. Chez elle, la hiérarchie est claire : les titres avant le classement. S'il n'est pas impossible que les enjeux de ce dernier aient eu un lien avec sa nervosité dans le premier set, c'est avec son calme habituel qu'elle a célébré ce succès si spécial. L'impassible Rybakina, si difficile à déchiffrer durant un match, est l'anti-star par excellence. L'exact opposé, sur ce point-là, de Sabalenka.
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N°1 mondiale et une première en demies à New York : la balle de match de Rybakina en vidéo

Video credit: Eurosport

L’intéressée est du genre à célébrer le poing tout juste serré, un sourire tout juste esquissé, les deux premiers titres majeurs de sa carrière. À limiter son utilisation des réseaux sociaux. Et à ne jamais basculer dans le storytelling. "Si je rêvais d'être numéro un étant enfant ? Non. Quand j'étais enfant, je n'aurais jamais imaginé devenir professionnelle ni même participer à des tournois de ce calibre. J'ai fait le choix de poursuivre une carrière professionnelle à 17 ans, car je pensais pouvoir réussir. Quand j'étais enfant, j'aimais simplement jouer au tennis après l'école et passer du temps avec mes amis. C'était juste pour le plaisir".
Et voilà où ce plaisir l'a menée. En tout simplicité. Reste deux marches, à commencer par celle jeudi face à Coco Gauff, pour rendre cette quinzaine définitivement inoubliable. Qu’il serait savoureux de la voir retrouver, samedi, face à Sabalenka, comme en Australie, pour tenter d’acter pour de bon son nouveau statut. Et même se permettre un petit cri de joie ?
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