US Open 2026 - Stefanos Tsitsipas, enfin le déclic ?

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Vainqueur surprise d'Arthur Fils au 1er tour de l'US Open lundi, Stefanos Tsitsipas aborde son 2e tour face à Lloyd Harris, mercredi, gonflé à bloc. Après une année 2025 pourrie par ses douleurs au dos, après une saison 2026 jusqu'ici très neutre, le Grec a-t-il décroché face au Français un succès synonyme de déclic ?

Comment Fils est tombé dans le piège Tsitsipas dès son entrée en lice

Video credit: Eurosport

Pour la première fois de sa carrière, Stefanos Tsitsipas a débarqué à Flushing Meadows dans la peau d'un joueur non-tête de série. Pourtant, lundi, face à Arthur Fils, le Grec a peut-être signé son succès le plus important des derniers mois. Vainqueur du Français tête de série n°10 (4-6, 7-6, 6-1, 6-4) après s'être approché du gouffre dans la deuxième manche, l'ex-numéro 3 mondial a possiblement obtenu des réponses après lesquelles il courait depuis longtemps.
Pour comprendre pleinement ce qui se cachait derrière le grand sourire qu’il arborait après avoir bouclé le match sur un ace, il faut d'abord remonter un an en arrière, au cœur d'une année 2025 pourrie par une douleur au dos. "Tu vas me faire pleurer, mec, a ainsi répondu l'intéressé quand un journaliste lui remémorait son élimination face à Daniel Altmaier au 2e tour de ce même US Open. L'an dernier, après ma défaite, j'ai eu du mal à marcher pendant deux jours. C'était une chose que je n'avais jamais vraiment vécue auparavant en tant que joueur. Je me souviens avoir dit à mon équipe : 'Je ne sais pas combien de temps ça va durer' (sa carrière, ndlr). J'ai douté pendant des semaines après cela".
La première étape fut donc de retrouver les terrains. D'enchaîner les matches sans craindre pour son corps. Une case en partie cochée lors du premier Grand Chelem de l'année, en Australie. Mais le simple plaisir de jouer suffit rarement à assouvir la soif des champions. Avec 25 victoires et 19 défaites au compteur avant d'arriver à New York, et une élimination au 2e tour de chacun des trois premiers tournois du Grand Chelem de l’année, le Grec a pu enchaîner, certes. Mais en restant très loin du niveau qui fut, un jour, le sien. Au point de voir poindre l'éventualité d'une sortie du top 100 mondial, alors qu'il avait abordé Wimbledon à la 87e marche du classement ATP.
Il a alors fallu passer un nouveau cap. Recommencer à gagner, tout simplement. En faisant d'abord le ménage autour de lui. Exit son père, cette fois pour de bon. Place, de nouveau, à Patrick Mouratoglou. "Il y a eu tout un mélange de choses qui ont fait qu'il a perdu confiance dans son tennis et dans les bases de son tennis. Mais ça se reconstruit. Je ne suis pas inquiet à long terme", nous assurait le coach à Roland-Garros.
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Fils était alors dans un bon tempo : son superbe point du 4-1 dans le 2e set

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J'avais besoin d'une autre voix
Depuis, Tsitsipas a commencé à lui donner raison. Il d’abord remporté le tournoi de Gstaad. Et c'est devant un Patrick Mouratoglou évidemment conquis qu'il a signé ce succès référence face à Fils. "J’avais besoin d’une autre voix, admettait-il devant la presse après-coup. J’avais besoin de quelqu’un qui apporte un peu plus de sérénité à mon univers tennistique. Avant, il y avait beaucoup de chaos et de bruit autour de moi. J'ai mis beaucoup de temps à comprendre et à réaliser que je ne pouvais plus le supporter".
Beaucoup de temps à retrouver la confiance, aussi. Tsitsipas avait battu Alexander Bublik à Madrid, Alex De Minaur à Miami ou encore Daniil Medvedev à Doha cette année. Mais depuis combien de temps n'avait-il pas signé un succès référence en Grand Chelem ? La réponse se compte en années : trois et demie pour sa dernière victoire contre un top 20, quatre et demie contre un top 10.
"C'est très facile de manquer de confiance, en particulier quand vous n'avez pas battu de top joueur depuis un long moment, a-t-il développé. C'est pour ça que je suis aussi heureux après cette victoire. C'est une victoire importante pour moi, pour ma confiance. C'est l'un de ces moments sur lesquels vous pouvez vous retourner et vous dire, 'j'ai toujours le jeu que je cherche à avoir, j'ai toujours les coups, la qualité est toujours là'".
Ses 50 coups gagnants, lundi, en sont un bon indicateur, avec quelques fulgurances grâce à ce revers à une main qui manquait au circuit. Mardi, il affrontera Lloyd Harris pour tenter de disputer un troisième tour de Grand Chelem pour la première fois depuis Roland-Garros 2024. Voilà qui semble de nouveau dans ses cordes. Mais qui demande confirmation, au cœur de ce qui reste, ne l’oublions pas, une opération reconstruction.
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