US Open 2026 - Zverev, un air de Roland, un air de très grand

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Alexander Zverev disputera vendredi, face à Karen Khachanov, la demi-finale d'un US Open où sa route fut encore pour le moins dégagée. La ressemblance de son parcours avec Roland-Garros est frappante et lui retirer une partie de son crédit serait tentant. Mais la réalité est surtout que cette quatrième demi-finale de Grand Chelem cette saison le fait entrer dans un cercle très fermé.

Zverev garde le rythme des trois sets face à Van de Zandschulp : les temps forts de son quart

Video credit: Eurosport

Le temps a changé, la surface aussi. Les organismes étaient encore frais, ils sont épuisés. A priori, comme tous les ans, rien ne réunit Roland-Garros et l'US Open, si ce n'est Carlos Alcaraz et Novak Djokovic, les seuls à avoir remporté ces deux Grands Chelems sur une même saison depuis le début des années 2020. Alexander Zverev jouera-t-il à son tour les traits d'union ? La possibilité a pris une sacrée épaisseur. Et son parcours à New York rappelle étrangement celui qu'il a vécu à Paris.
Allons droit au but : une fois encore, l'Allemand a vu un boulevard assez dingue s'ouvrir devant lui. Porte d'Auteuil, il n'avait pas affronté le moindre top 10, et un seul top 20. A Flushing Meadows, son adversaire le mieux classé fut jusqu'ici Luciano Darderi (22e, en huitièmes). Karen Khachanov, son adversaire en demie, dispose de références toutes autres mais pointe au 50e rang mondial. Au mieux – ou au pire, c'est selon - Zverev affrontera le 9e joueur mondial en finale, Ben Shelton.
Au-delà d'une nouvelle hécatombe dans sa partie de tableau – Félix Auger-Aliassime, Flavio Cobolli, Alex de Minaur, Taylor Fritz ou encore Rafael Jodar – le natif d'Hambourg profite de circonstances similaires : l'un des deux ogres du circuit manquait encore à l'appel, en l'occurrence Jannik Sinner, l'autre a pris la porte avant le dernier carré, Carlos Alcaraz ne résistant pas à la tempête Shelton, et Novak Djokovic n'a pas réussi à semer le doute comme à l'Open d'Australie (finale) ou Wimbledon (demie).
Cette "chance" dans les tableaux a accompagné Zverev tout au long de l'année. Tous Grands Chelems confondus, Sascha n'aura affronté qu'un seul membre du top 10 avant de rejoindre le dernier carré. Mais l'information principale est surtout que l'Allemand les aura tous atteints, ces derniers carrés. Une rareté. Dans l'ère Open, il n'est que le neuvième joueur à réussir une telle prouesse sur une seule saison, après Rod Laver, Tony Roche, Ivan Lendl, Roger Federer (5 fois), Rafael Nadal (2 fois), Novak Djokovic (7 fois), Andy Murray et Jannik Sinner.
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Cette fois , Zverev n'a pas traîné contre Darderi - Le résumé

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Je ne le tiens pas pour acquis
 
Un modèle de régularité. De résilience, aussi, quand la pression s'alourdissait sur ses épaules à chaque tour passé à Roland-Garros, ou que les jambes étaient encore un peu rouillées au début de l'US Open. Et surtout pas une banalité, peu importe le pedigree de ses victimes. "C'est un sentiment très spécial quand ça devient la normalité. Mais je ne le tiens pas du tout pour acquis, assurait-il en conférence de presse mercredi. Je sais que ça peut changer en un battement de cœur. La confiance peut s'en aller très vite. Je l'ai constaté après Wimbledon, où je n'ai pas bien joué lors des deux tournois sur dur (élimination au 1er tour à Montréal et en 8e à Cincinnati). Je l'ai retrouvée ici".
Il y a la tête, donc, mais aussi les jambes. Et celles de Zverev ne flanchent pas, ou pas suffisamment pour le faire chuter. Lui tient le coup physiquement quand beaucoup tombent comme des mouches, un classique à cette période de l'année. Au-delà du Grand Chelem le plus dur de la saison, c'est sa régularité des dernières années qui impressionne. Zverev n'a manqué aucun des quatre majeurs depuis 2023. Carlos Alcaraz en a raté trois sur la période. Jannik Sinner un, sans compter ses éliminations en quarts de finale de Wimbledon 2024 et au deuxième tour de Roland-Garros cette année à cause de gros coups de mou physiques.
"Bien sûr que je suis content de comment les choses se passent, et j'espère jouer encore deux bons matches ici", complétait Zverev. Sa route jusqu'à un possible titre pourrait bien s'avérer un peu plus pentue qu'en juin dernier. Khachanov a retrouvé un niveau très intéressant sur cette quinzaine. Et affronter Shelton ou Frances Tiafoe sur le Arthur Ashe serait tout sauf une promenade de santé. Bien que tout ce monde n’ait jamais connu les frissons d'une finale en Grand Chelem…
"La personne qui gagnera sera celle qui jouera le mieux au tennis. Parfois, c'est aussi simple que cela, estime Zverev. Oui, il y a les nerfs, les choses qui vous passent dans la tête quand vous essayez de gagner un premier titre majeur. Mais à l'arrivée, le bon tennis prévaudra vendredi et dimanche". Et à ce jeu-là, l'Allemand ne s'en sort pas trop mal, cette année.
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Cette fois-ci, Zverev évite un nouveau marathon : Les temps forts face à Tabilo en vidéo

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