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Murray brise le rêve de Tsonga

Murray brise le rêve de Tsonga
Par Eurosport

Le 06/07/2012 à 19:10Mis à jour Le 06/07/2012 à 21:06

Jo-Wilfried Tsonga n'a pas réussi à se hisser en finale de Wimbledon. La faute à Andy Murray qui a résisté au Français pour devenir le premier Britannique de l'ère Open à s'y qualifier. Il essayera de devenir le premier à remporter ce trophée depuis Fred Perry en 1936 face à Roger Federer dimanche.

Andy Murray a longtemps attendu ce moment. Pour sa quatrième tentative consécutive, l'Ecossais s'est enfin qualifié pour la finale de Wimbledon après avoir dominé Jo-Wilfried Tsonga en quatre sets (6-3, 6-4, 3-6, 7-5), trois heures de jeu et autant de souffrance. Alors qu'il menait deux sets à rien après une heure de match, le Britannique a eu toutes les peines du monde à contenir le réveil du Français qui n'a rendu les armes qu'en fin d'un quatrième set aussi serré que tendu. Murray jouera ainsi sa quatrième finale de Grand Chelem, après l'US Open 2008 et l'Open d'Australie 2010 et 2011, et donc la première à Londres, événement qu'attend la Grande-Bretagne depuis Henri Austin en... 1938. Il tentera de reprendre le flambeau, laissé par Fred Perry en 1936, en battant Roger Federer en finale dimanche.

Malgré la pression qu'il avait sur les épaules, Murray a pris ce match à bras le corps. C'est lui qui a mieux commencé la partie en asphyxiant le Français à l'échange et en retour. Les deux premiers sets ont été vite pliés, JWT étant incapable de tenir le choc sur ses mises en jeu. Notamment derrière sa seconde balle où il a perdu 18 points sur 20. Sur les mises en jeu adverses, le sixième mondial a eu antant de mal à exister avec seulement dix points inscrits sur 51 possibles. Après 1h10 de jeu, difficile de voir Tsonga s'en sortir. Mais comme l'an passé en quart de finale face à Roger Federer, le Manceau a pris son courage à deux mains et s'est relancé dans la bataille. Un peu trop tard malheureusement.

Murray mieux que Henman

Au troisième set, le Tricolore a repris des couleurs au service et le match a changé de physionomie. Il est enfin parvenu à prendre le service de l'Ecossais d'entrée de set pour s'envoler (3-0) et finalement empocher la mise (6-3). Andy Murray, en face, était dans les cordes. Malgré cela, c'est lui qui a pris le service du Français en premier dans le quatrième acte. Mais cette fois-ci, Tsonga revenait dans le coup pour recoller à quatre jeux partout. Alors qu'un jeu décisif se profilait, le Français a craqué une dernière fois sur sa mise en jeu... sur un dernier retour gagnant de l'Ecossais, un temps annoncé faute, que le hawk-eye a pourtant confirmé sur la ligne après plusieurs longues secondes... scellant la fin du match et une libération indescriptible pour le sujet de Sa Majesté.

"Je suis soulagé et excité à la fois. C'était très serré dans les deux derniers sets, nous avons eu tous les deux nos chances. A 4-4, il a eu des balles de break mais j'ai réussi à tenir. Il a commencé à mieux servir et à faire des volées incroyables à partir du troisième set, même en plongeant parfois", a commenté l'Ecossais qui est sûr de faire mieux que Tim Henman, battu quatre fois dans le dernier carré londonien au début des années 2000. Dimanche, le quatrième joueur mondial devra résister à nouveau à la pression de l'événement face à Roger Federer qui visera son septième sacre à Londres. "Ce sera très dur, il joue très bien comme toujours. J'essaierai de tirer les leçons de mes erreurs". La référence à ses deux finales perdues contre le Suisse à Melbourne et à New York est encore vivace. Mais l'attente en vaudra certainement la peine.

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