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Tsonga, encore raté
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Publié 06/07/2012 à 21:26 GMT+2
Jo-Wilfried Tsonga ne disputera pas encore sa deuxième finale de Grand Chelem. Mais vu son parcours sans pratiquer son meilleur tennis, il est fort à penser que le Français aura d'autres occasions de s'illustrer dans les mois à venir.
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Crédit: Eurosport
L'image est cocasse. Alors qu'il semble avoir le match perdu, Jo-Wilfried Tsonga est tout sourire devant le filet. En face de lui, Andy Murray est presqu'en transe, les yeux rivés sur l'écran de contrôle géant en attendant de savoir si son retour est sur la ligne ou non. Si c'est le cas, cela signifie que le match est gagné. Sinon, qu'il faut repartir au combat. Le Français assiste à cette scène avec détachement et c'est sans rancune qu'il assiste à son élimination, suite au jugement du hawk-eye qui délivre un résultat positif et, par la même occasion, Andy Murray.
"C'était un bon moment. Même si j'ai perdu, je suis fier de ce que j'ai fait. Même si j'ai commis des erreurs et que ce n'était pas toujours très bon, je me suis battu. Peut-être que j'aurai une nouvelle chance et que la prochaine fois ça passera." Le Français n'était même pas déçu de perdre sa quatrième demi-finale en Grand Chelem, sa deuxième de suite en Angleterre. "C'est un bilan un peu inespéré, estime le sixième mondial. Parce que mon doigt est fracassé et qu'à cause de ça, j'étais un peu dépriméavant de venir ici. Je n'étais pas forcément dans les meilleures conditions." Sans pratiquer un grand tennis, il a su tenir son rang avec brio, défendre ses points pris à Londres l'an passé en profitant de l'absence de Rafael Nadal dans sa partie de tableau. "Pour moi, c'est positif, car c'était une demi-finale. Ça va me donner de l'énergie pour continuer à me battre, à améliorer mon jeu et à essayer de gagner quelque chose."
Tsonga : "C'est un bilan un peu inespéré"
Tsonga savait que la partie allait être compliquée. Déjà parce qu'il n'a jamais battu Andy Murray sur gazon et ensuite parce qu'il ne pratique pas un tennis qui le satisfait complètement depuis le début de la quinzaine. La faute à son doigt, mais également à son dos qui s'est retrouvé bloqué pour la deuxième fois de la quinzaine lors de la demi-finale. "Je ne suis pas le plus talentueux sur le circuit, mais j'aime aller à la guerre, apprécie le Français. C'est toujours difficile de jouer son meilleur tennis quand le gars en face joue à son meilleur niveau. Les deux premiers sets ont été difficiles pour moi, parce qu'il jouait bien. Il retournait tout, il était partout, c'était difficile pour moi de jouer mon jeu. Sur la ligne de fond c'était dur, car il jouait très long, et que j'avais du mal à entrer dans le terrain. Ensuite, il a commencé à être fatigué. Cela m'a permis d'avoir un peu plus temps et de jouer un peu plus mon jeu. Il a servi moins de premières balles. Ça m'a permis de souffler et de lui rentrer plus dedans."
Et s'il y avait quand même des regrets ? "J'aurais aimé l'amener au cinquième set. Mais il faut regarder devant. C'est très bien pour le reste de la saison. Cela va me permettre de travailler sereinement et d'aborder les prochains tournois avec beaucoup d'ambitions. Et de ne pas trop décrocher au classement ATP." Descendu à la sixième place mondiale juste avant les Internationaux de Grande-Bretagne, le Manceau restera derrière David Ferrer lundi prochain, assuré d'être cinquième rang après son parcours jusqu'en quart de finale à Londres et un titre remporté à 's-Hertogenbosch. Il l'aurait dépassé uniquement en cas de victoire finale à Londres. Son autre regret sera tout de même de ne compter toujours qu'une finale majeure à son palmarès, à l'Open d'Australie 2008. Il devra encore patienter avant de rejoindre Cédric Pioline (US Open 1993, Wimbledon 1997) comme le seul Français, depuis le début de l'ère Open, à avoir atteint deux finales du Grand Chelem. Sans doute n'est-ce que partie remise.
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