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Wimbledon 2014 : Comment Djokovic est passé dans un mouchoir de poche face à Federer

Comment Djokovic est passé dans un mouchoir de poche face à Federer

Le 06/07/2014 à 21:47Mis à jour Le 06/07/2014 à 22:01

L'analyse statistique de la finale de Wimbledon montre que Djokovic a fait la différence en imposant sur la longueur ses points forts : son retour et ses qualités de contre, notamment en passing-shot.

Novak Djokovic a su tirer son épingle du jeu dans une finale de Wimbledon qui ne s'est jouée que sur des détails. Pour venir à bout d'un grand Roger Federer au terme d'un match en cinq sets (6-7, 6-4, 7-6, 5-7, 6-4), le Serbe a réussi à imposer ses points forts : son retour et plus généralement ses qualités de contreur, qui ont fini par avoir raison du Suisse. A l'abordage pendant toute la rencontre (67 montées au filet contre 35 pour Novak), le Bâlois a rendu les armes face à la solidité de la muraille serbe, qui n'a remporté que six points de plus que le Maestro sur l'ensemble de la rencontre (180 contre 186).

Le natif de Belgrade s'est, comme d'habitude, jeté comme un "mort de faim" sur toutes les deuxièmes balles adverses. En général, il ne laisse pas ses adversaires dépasser les 50% de points remportés derrière la seconde balle. Federer n'a pas dérogé à la règle (44%). Même si le Suisse a été pratiquement injouable sur ses premières (77% de réussite), le travail de sape du Serbe sur les deuxièmes a fini par payer dans le "money time", notamment dans le dernier jeu du match où le premier service de Federer l'a abandonné. Un peu tension, un service qui se grippe : la sentence a été immédiate.

Novak Djokovic en finale de Wimbledon 2014

Novak Djokovic en finale de Wimbledon 2014AFP

Plus de réussite au filet que Federer

Dans le fond de jeu, la tactique de Federer a été claire dès l'entame du match. Presser, agresser Djokovic dès que possible, notamment en multipliant les montées au filet. Mais le futur numéro un au classement ATP, fidèle à ses qualités de contreur n'a pas cédé à cette agression constante en tirant des passing-shots dans des positions improbables. Au final, Federer, pourtant adepte de la volée, termine avec moins de réussite sur ce coup que son adversaire moins à l'aise de cet exercice (44 points remportés au filet sur 67 montées pour Federer, soit 66% réussite, contre 26/35 pour Djokovic, soit 74% de réussite).

Terriblement efficace en passing-shot, le Serbe a donc parfaitement réussi à contenir les velléités offensives adverses tout en étant, lui-même, plus efficace dans ses prises d'initiatives. Pourtant, Federer termine avec sept coups gagnants de plus que son opposant (75/68) et seulement deux petites fautes en trop (29/27). De quoi savourer encore plus cette victoire. Dans ses plus belles heures, on disait que Federer avait un jeu ultime. D'une certaine façon, Djokovic aussi.

Djokovic - Federer : Statistiques finale Wimbledon 2014
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