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Andy Murray rejoint Milos Raonic en finale en battant Tomas Berdych en 3 sets

Murray n'est plus qu'à une marche de la reconquête

Le 08/07/2016 à 19:55Mis à jour Le 08/07/2016 à 21:04

WIMBLEDON 2016 - Andy Murray tient sa troisième finale majeure de suite. Vendredi, le Britannique a dominé de la tête et des épaules Tomas Berdych en trois sets (6-3, 6-3, 6-3). Dimanche, le numéro deux mondial aura l'occasion de soulever son deuxième trophée au All-England Club face à Milos Raonic.

Andy Murray sera bien là. Vainqueur logique de Tomas Berdych en trois petits sets (6-3, 6-3, 6-3) après 1h57 de jeu, dans la deuxième demi-finale, vendredi à Londres, le deuxième mondial s'est qualifié pour la troisième fois de sa carrière en finale de Wimbledon.

Après leur combat en demi-finale à l'Open d'Australie, le quart de finale du Masters 1000 de Monte-Carlo et la finale du Queens, les deux hommes se retrouveront une quatrième fois en 2016. Vainqueur de ses trois rencontres, le Britannique partira avec les faveurs des pronostics. Les deux hommes joueront dimanche prochain leur deuxième duel sur gazon, trois semaines après leur confrontation en finale du Queens, où Murray avait renversé une situation compromise face à un Raonic qui s'était frustré tout seul après un challenge. C'est dire si le tennis se joue à des détails.

Troisième finale en Grand Chelem de la saison

Que dire de cette rencontre face à Tomas Berdych ? A part dire qu'elle a clairement manqué de suspense et d'une opposition de meilleure qualité, pas grand chose. Le Tchèque était pourtant bien venu avec les meilleures intentions face au Britannique, déjà secoué en quart de finale par un superbe Jo-Wilfried Tsonga. Mais il a clairement manqué de plans B, C et même D pour réellement bousculer un Murray qui a joué une partition presque parfaite.

La tête de série N.10 a fait ce qu'on attendait d'elle : prendre le contrôle de l'échange en coup droit et balader l'Ecossais de gauche à droite. Sauf que sa tactique n'a pas marché longtemps. Tué par son trop grand nombre de fautes directes (30), Berdych, qui a claqué 32 coups gagnants, n'a pas fait le poids. Son match s'est arrêté après la perte de son service dans le deuxième set (à 3-3).

De son coté, Murray a fait forte impression et peu donné de points gratuits : 9 fautes directes en trois sets, dont une seule dans le premier acte. C'est peu, très peu. L'Ecossais n'a vécu que deux moments compliqués dans cette rencontre : le débreak concédé à 2-0 en sa faveur lors du premier set et les deux balles de break concédées à 3-2 en milieu de deuxième manche. Le reste ? Circulez, y'a rien à voir.

Pour le reste, il a déployé un tennis parfait pour dégoûter le pauvre Berdych, qui disputait sa première demie à Londres depuis six ans. Assez régulier au service (65% de premières), le deuxième joueur mondial a surtout été très fort derrière sa première balle (77% de points gagnés derrière). Son jeu en variation et sa faculté à frapper fort pour répondre au rythme de son rival ont également fait des merveilles.

La suite, c'est au protégé d'Ivan Lendl de l'écrire. Battu en finale de l'Open d'Australie et de Roland-Garros par Novak Djokovic, l'Ecossais, qualifié pour sa troisième finale majeure consécutive cette saison, peut mettre fin à sa série de trois défaites consécutives en Grand Chelem dans 48 heures. C'est le moment ou jamais. Murray, qui va disputer sa 11e finale dans un tournoi majeur et distancer définitivement Fred Perry, est en mission spéciale dans son pays. On l'a vu et revu. Il doit maintenant porter l'estocade.

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