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Après Graf, Serena Williams peut désormais s'attaquer au vrai record tenu par Court-Smith

Après Graf, Serena Williams peut désormais s'attaquer au vrai record

Le 09/07/2016 à 19:59Mis à jour Le 09/07/2016 à 21:45

WIMBLEDON 2016 - Serena Williams est redevenue la joueuse conquérante qui a frôlé le Grand Chelem calendaire l'an passé. En l'espace de quinze jours, elle a démontré qu'elle pouvait encore gagner des titres majeurs. Désormais l'égale de Steffi Graf en terme de trophées, l'Américaine a désormais Margaret Court-Smith dans le viseur, qu'elle pourrait rejoindre à son tour en 2017.

Nous avons décidément beaucoup de chance. En l'espace d'un mois, nous avons vécu deux grands moments dans l'histoire du tennis : le Grand Chelem de Novak Djokovic et le 22e titre majeur de Serena Williams, ce samedi à Wimbledon. En l'espace d'un mois, ce sont deux moments extrêmement rares qui se sont déroulés sous nos yeux. Et vous savez quoi ? Ce n'est pas fini. L'Américaine est lancée pour s'approprier le record absolu que l'on ne pensait jamais atteignable : les 24 titres majeurs de Margaret Court-Smith. Pourtant, en 2017, ce nouvel objectif sera plus que jamais dans ses cordes.

En l'espace de quatre ans, la protégée de Patrick Mouratoglou a donné un coup d'accélérateur impressionnant. Entre 1999 et 2010, Serena a empoché 13 trophées du Grand Chelem. Puis pendant deux ans, l'Américaine a marqué le pas, en partie en raison de problème de santé. A partir de Wimbledon 2012, sa deuxième carrière débutée auprès de Patrick Mouratoglou lui a permis de changer de dimension en engloutissant 9 nouveaux titres sur 17 possibles, soit 52% de réussite, contre 35% auparavant. Et dire que cela fait un an qu'elle courait après ce 22e trophée...

Serena Williams - Angelique Kerber - Wimbledon 2016

Serena Williams - Angelique Kerber - Wimbledon 2016AFP

Le record de l'ère Open avant le record absolu ?

Mais samedi, en finale face à Angelique Kerber, sa détermination n'a fait aucun doute. Empruntée à Melbourne face à cette même adversaire et mal à l'aise à Paris face à Garbine Muguruza, la Serena Williams conquérante à souhait est revenue en force sur le gazon londonien où elle s'est imposée pour la septième fois de sa carrière. Un an de pression s'est évaporé en l'espace de cette quinzaine. Une pression qu'elle refusait de regarder droit dans les yeux au moment de défendre son titre à l'US Open l'an passé et de réaliser son Grand Chelem calendaire. Sa défaite en demi-finale face à Roberta Vinci restera comme l'une de ses plus grosses déceptions. Il lui aura fallu finalement dix mois pour la digérer pleinement. "C'était difficile de ne pas penser à ce record", a-t-elle même avoué après coup...

Mais si cet exploit monumental (quatre succès majeurs sur une seule saison) manque toujours à son immense carrière, celle-ci n'est pas encore terminée. Loin de là. Et vu le niveau affiché ce jour, tout porte à croire qu'elle repartira l'année prochaine comme en 2015 : en enchaînant les victoires. Ce 22e titre majeur a peut-être été le plus dur à décrocher, c'est peut-être le premier d'une nouvelle série à venir. En 2014, lorsqu'elle est arrivée à New York, cela faisait également un an qu'elle n'avait plus gagné en Grand Chelem. Sa victoire à l'US Open l'avait lancée vers son deuxième Grand Chelem à cheval sur deux saisons.

"J'ai tout essayé mais je n'ai rien pu faire", a témoigné Kerber, qui avait soulevé son premier trophée majeur à Melbourne en janvier. "Serena a incroyablement bien servi, elle mérite sa victoire. J'aime jouer contre elle parce qu'elle me pousse à me donner à 100%. C'est une championne et une formidable personne." Patrick Mouratoglou l'avait encore assuré dans les coulisses du dernier Roland-Garros : lui était persuadé que sa joueuse irait plus loin que Steffi Graf. Samedi, elle l'a déjà égalée. Les Jeux olympiques de Rio cet été lui apporteront sans doute de nouvelles médailles en simple et/ou en double, avant de poser ses valises à l'US Open et d'accaparer le record majeur de l'ère Open pour de bon. La dernière étape avant de viser encore plus haut.

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