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Cette fois, Serena Williams tient sa 22e couronne et égale Steffi Graf

Cette fois, Serena tient sa 22e couronne

Le 09/07/2016 à 16:38Mis à jour Le 09/07/2016 à 17:28

WIMBLEDON - Serena Williams a dominé Angelique Kerber (7-5, 6-3) en finale samedi en 1h21 de jeu. L'Américaine s'offre le 7e titre sa carrière à Londres mais surtout son 22e tournoi majeur, égalant ainsi Steffi Graf. Cette fois, rien ni personne n'a pu la stopper.

On avait commencé à parler d'une malédiction. US Open 2015, Open d'Australie et Roland-Garros 2016. Trois échecs douloureux, tout près du 22e titre en Grand Chelem, pour se hisser à la hauteur de Steffi Graf. Mais samedi, à Wimbledon, Serena Williams a tordu le cou à tout ça. Impériale comme tout au long de la quinzaine, elle a dominé Angelique Kerber en deux sets (7-5, 6-3) et 81 minutes. Kerber qui l'avait stoppée en finale à Melbourne en janvier, mais n'a rien pu faire cette fois contre la numéro un mondiale, trop sûre de sa force pour laisser filer une fois encore sa page d'histoire.

Comme à son habitude, Serena Williams a pris le taureau par les cornes. Mais a mis du temps avant de faire la différence. En face, Angelique Kerber a subi sans pouvoir véritablement faire douter l'Américaine. En Australie, c'est elle qui avait mené les débats. A Londres, l'Allemande n'a pas eu son mot à dire. La détermination de la numéro un mondiale a été sans faille. Si cela a mis du temps à se voir au tableau d'affichage, au niveau statistique, c'était sans équivoque avec 24 coups gagnants et 14 fautes directes au sortir de la première manche contre un 6/5 pour son adversaire. Et surtout avec 88% de réussite derrière sa première balle, son arme fatale dans cette finale.

La première balle, arme ultime du jour

Après avoir raté 3 balles de break d'entrée de partie, Serena a dû attendre la fin du premier set pour faire la différence : à 6-5, sa cinquième occasion a été la bonne, envoyant Kerber à la faute. Sans se décourager, l'Allemande a attendu son moment pour tenter un coup de force. Elle a finalement eu sa première occasion de break à 3-3 dans le deuxième set. Une occasion en or qui a volé en éclats... sur un ace de l'Américaine. Comme un symbole, c'est sur le jeu de service suivant que la 4e mondiale a explosé en cédant sa mise en jeu sur une faute en revers. La messe était dite.

Sur son service, Serena Williams n'a pas douté une seule seconde au moment de conclure cette partie. Un jeu blanc et une dernière volée rageuse ont envoyé Serena au paradis. Après trois échecs cuisants entre New York et Paris, voici la numéro un mondiale redevenue cette machine à gagner imperturbable. Avec un 22e titre majeur, en 28 finales, l'Américaine est enfin parvenue à rattraper Steffi Graf dans la légende. New York lui permettra peut-être de la dépasser avant la fin de l'année. Avant, qui sait, de s'attaquer à la référence ultime l'année prochaine : Margaret Court-Smith et ses 24 titres majeurs.

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