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Wimbledon, sacré défi pour Nadal

Wimbledon, sacré défi pour Nadal

Le 11/06/2018 à 17:13Mis à jour Le 11/06/2018 à 20:49

Impérial tout au long de la saison sur terre battue, Rafael Nadal a prolongé son règne parisien avec une facilité déconcertante. Sa victoire à Flushing l'an passé a prouvé qu'il était aussi capable de briller sur dur. Reste l'équation du gazon, celle qu'il ne parvient plus à résoudre depuis des années. Le Nadal 2018 peut-il reprendre la main aussi à Wimbledon ? A voir...

En un an et demi, Rafael Nadal a remporté trois titres du Grand Chelem, disputé une autre finale, repris les commandes du classement ATP et remporté 88% de ses matches. Tout lui sourit à nouveau et, après deux années et demie de doutes, de blessures et de galères, l'Espagnol traverse à nouveau une des périodes les plus fastes de sa carrière. Dans cette triomphale "opération comeback", il ne manque qu'une pierre à l'édifice : Wimbledon. Nadal est redevenu injouable sur terre, il est à nouveau très compétitif sur dur, mais le gazon lui résiste encore. C'est le dernier défi du Rafa trentenaire.

En 2017, Nadal a gagné Roland-Garros et l'US Open et n'a été battu qu'en finale en Australie par Federer. A Wimbledon, il avait calé en huitièmes. C'est un problème récurrent pour lui. Depuis sa finale perdue contre Novak Djokovic en 2011 (c'était alors sa cinquième finale sur ses cinq dernières participations), il n'a plus été un acteur majeur à Londres : une élimination au premier tour, deux autres au deuxième tour et deux en huitièmes de finale. Pas un seul quart de finale en cinq participations, contre cinq finales lors des cinq précédentes. Brutale césure dans la carrière herbivore du Majorquin.

Wimbledon 2008, l'inoubliable triomphe de Rafael Nadal

Wimbledon 2008, l'inoubliable triomphe de Rafael NadalImago

Moya : "Pas de raisons pour que Rafa ne puisse pas bien jouer à Wimbledon"

Il estime pourtant ne pas avoir été si loin du compte l'année passée. "J'avais l'impression de bien jouer pendant ce Wimbledon, a estimé l'homme à la Undecima. Je pense que j'avais une bonne opportunité d'aller très loin dans ce tournoi. Mais j'ai perdu en huitièmes de finale contre un Gilles Müller qui était très fort. Un match que j'aurais pu gagner. Mais ma préparation pour Wimbledon avait été bonne et j'avais fait une bonne première semaine, donc ce n'est pas comme si je ne pouvais plus être compétitif sur gazon."

Carlos Moya, son entraîneur, ne voit pas non plus de contre-indication majeure. "Il n'y a pas de raisons pour que Rafa ne puisse pas bien jouer à Wimbledon, explique-t-il. Le principal défi, ce sera de le mettre dans les meilleures dispositions possibles, car la saison sur terre battue a été longue et elle prend beaucoup d'énergie." Nadal en convient et c'est d'ailleurs pour cette raison qu'il a encore du mal à se projeter sur la campagne sur herbe. "J'ai eu une saison longue sur terre, j'ai joué pratiquement le maximum de matches possibles, à part à Madrid, rappelle-t-il. Et comme je revenais de blessure, ça m'a demandé un effort particulier. Ces deux derniers mois ont été éprouvants."

Impasse au Queens' ?

Verra-t-on Rafael Nadal sur herbe avant Wimbledon ? Rien n'est encore décidé. "C'est difficile de penser à ça maintenant, avouait-il dimanche soir. Je dois en discuter avec mon équipe. Nous verrons ce qui est le mieux pour mon corps. J'aimerais jouer partout, tout le temps, mais vous comprendrez que ce n'est pas possible. On verra dans quelques jours comment je me sens." Pour l'heure, il est inscrit au Queen's, qui se tiendra la semaine prochaine. Mais il ne faudra pas s'étonner s'il fait l'impasse pour profiter à fond des trois semaines de coupure entre Roland-Garros et Wimbledon.

Il n'est plus question pour lui de passer du coq à l'âne, de l'ocre au vert, du jour au lendemain. Il y a dix ans, après sa triomphale finale contre Roger Federer à Roland-Garros, Nadal était arrivé le soir même à Londres en Eurostar. La semaine suivante, il allait s'imposer au Queen's, son premier titre sur gazon, puis à Wimbledon. Mais il n'est plus capable d'un tel enchainement. "J'ai 32 ans, plus 22, sourit-il. Je ne peux plus faire ça, je ne suis plus assez jeune. C'est un changement drastique de passer de la terre battue au gazon." Rafael Nadal va donc prendre son temps. Après tout, Novak Djokovic a gagné plusieurs fois Wimbledon sans jouer un seul tournoi de préparation...

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