Getty Images

Wimbledon : les 6 bonnes raisons de suivre la demi-finale entre Kevin Anderson et John Isner

6 bonnes raisons de suivre la demi-finale entre Anderson et Isner

Le 13/07/2018 à 00:14Mis à jour Le 13/07/2018 à 10:01

WIMBLEDON – Alors que les yeux seront rivés sur le choc Djokovic-Nadal, l'autre demi-finale ne manquera pas d'intérêt. Kevin Anderson, tombeur de Federer en quart de finale, sera opposé à John Isner qui participera, à 33 ans, à sa première demi-finale de Grand Chelem. Le tout pour une rencontre inédite et atypique. Voici les 6 bonnes raisons de suivre attentivement cette demi-finale.

  • Anderson sort d'un exploit monumental face à Federer

Kevin Anderson sort d'une prestation incroyable face à Roger Federer en quart de finale. Probablement son meilleur match depuis qu'il est sur le circuit professionnel. Si le Sud-Africain a déjà goûté à une finale de Grand Chelem (US Open 2017), sa victoire face au tenant du titre, qui plus est contre Federer dans son jardin londonien, est sans aucune doute la plus belle performance de sa carrière. Durant cinq sets et plus particulièrement sur les trois derniers, le numéro 8 au classement ATP, semblait voler sur le gazon de Wimbledon.

Mais comment le Sud-Africain va-t-il digérer son exploit ? Émotionnellement et physiquement, sa confrontation de 4h14 avec Federer a forcément laissé des traces. Malgré tout ça, Anderson n'a pas explosé de joie après sa balle de match. Très calme là où beaucoup de joueurs se seraient écroulé sur le cours, le Sud-Africain semblait comprendre qu'il n'avait encore rien gagné. Sa défaite en finale à l'US Open l'année dernière lui a peut-être servi de leçon. Désormais, l'homme à la casquette de travers voit plus loin et espère bien ouvrir son palmarès en Grand Chelem.

  • Une première demi-finale à 33 ans, en attendant mieux ?

Chose très rare sur le circuit ATP, John Isner va découvrir à 33 ans le dernier carré d'un Grand Chelem. A Wimbledon, l'Américain n'avait même jamais dépassé le troisième tour du tournoi. Sa meilleure performance en Grand Chelem ? Un quart de finale à l'US Open, en 2011. Un bilan famélique pour un joueur qui a déjà remporté 13 titres dans sa carrière (douze ATP 250 et un Masters 1000). Il n'est jamais trop tard.

John Isner bat Milos Raonic en quart de finale de Wimbledon 2018

John Isner bat Milos Raonic en quart de finale de Wimbledon 2018Getty Images

  • Les deux joueurs progressent encore

Malgré leur âge plutôt avancé, 33 ans pour Isner et 32 ans pour Anderson, les deux joueurs semblent être en progression constante dans leur jeu depuis plusieurs mois. Sur les quatre derniers tournois du Grand Chelem, Anderson reste sur une finale à l'US Open, un 1er tour en Australie et un huitième de finale Porte d'Auteuil. Dans les autres tournois qu'il a disputé en 2018, le Sud-Africain possède un bilan intéressant en ayant remporté le New York Open au moins de février peu de temps après sa finale à Pune contre Gilles Simon. Surtout, sa prestation contre Federer a confirmé que le joueur de 32 ans avait encore franchi un palier dans son jeu ces derniers mois.

De son côté, John Isner a ouvert son palmarès en Masters 1000 cette année en allant décrocher le titre à Miami au mois de mars dernier. Le gros serveur américain a encore prouvé que malgré son âge il savait faire évoluer son jeu, lui faire gagner de la stabilité et du corps. Suffisant pour s'ouvrir les portes de la finale à Wimbledon ? Réponse vendredi.

  • Une demie la tête dans les nuages

Avec ses 2m03, Kevin Anderson ferait presque figure de "petit" dans son duel face à John Isner. L'Américain qui culmine, lui, à 2m08 est le deuxième joueur le plus grand actuellement en activité. Seul Ivo Karlovic et ses 2m11 le détrône. Ce vendredi, 4m11 s'affronteront donc sous les yeux des spectateurs de Wimbledon. Un choc au sommet.

Kevin Anderson

Kevin AndersonGetty Images

  • Si vous aimez les tie-breaks, vous allez être servi

Cette première demi-finale opposera deux joueurs réputés pour la qualité de leur service. Avec 28 aces contre Federer, Anderson a prouvé qu'il était redoutable dans cet exercice. John Isner sort lui d'un duel de gros serveurs en quart de finale contre Milos Raonic. S'il en est sorti vainqueur, ce n'est pas pour rien.

Auteur de 161 aces depuis le début du tournoi (contre 124 pour Anderson) dont 65 (!) sur le seul match face à Ruben Bemelmans au deuxième tour, John Isner est l'un des meilleurs serveurs du circuit. Si les deux joueurs devraient martyriser la petite balle jaune avec des services à plus de 200 km/h, ce duel ne devrait pas offrir énormément de breaks. Les spectateurs qui aiment les tie-breaks vont se régaler.

  • Le vainqueur de cette confrontation aura son mot à dire dimanche en finale

Les qualités de ces deux gros frappeurs en font des joueurs redoutables sur le gazon londonien. Sur cette surface rapide, le vainqueur de cette première demi-finale posera forcément des problèmes à son adversaire en finale. Personne n'aime affronter ce genre de joueur à Wimbledon. C'est encore plus vrai pour Nadal, défait l'année dernière par le cogneur Gilles Muller en huitième de finale. Anderson ou Isner auront de toute manière des arguments dans leur jeu pour embêter leur adversaire dimanche en finale. Nadal et Djokovic sont prévenus.

John Isner durant le tournoi de Wimbledon en 2018

John Isner durant le tournoi de Wimbledon en 2018Getty Images

0
0