Novak Djokovic, quelle suite ? "J'ai l'impression de ne pas être au niveau de Sinner et Alcaraz"

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Battu pour sa première finale de la saison ce dimanche à Wimbledon par Carlos Alcaraz (6-2, 6-2, 7-6), Novak Djokovic continue d'afficher un palmarès vierge de tout titre en 2024. Pour le Serbe, l'essentiel est pourtant ailleurs, avec ce genou soigné et la perspective de se battre pour la gagne à Paris et à New York. Reste qu'il est conscient de ses manques actuels.

Novak Djokovic en conférence de presse après sa défaite en finale de à Wimbledon 2024 contre Carlos Alcaraz

Crédit: Getty Images

Et le miracle pris fin. 40 jours tout pile après son forfait à Roland-Garros, Novak Djokovic était à nouveau là où il fallait, là où ça comptait. Du haut de ses 24 titres en Grand Chelem, le Serbe convoitait dimanche l'éternité du record ultime et son 8e Wimbledon, à la hauteur de Roger Federer. Qu'il soit au rendez-vous final était un accomplissement extraordinaire, à 37 ans, après une arthroscopie du ménisque du genou droit. Mais, dimanche, face à lui, c'était trop fort, c'était trop dur.
Face à un gamin de 21 ans porté par une confiance au zénith et un jeu résolument dominant tactiquement et physiquement, Djokovic s'est heurté à ses limites du moment. Son absence de préparation a fini par éclater aux yeux de tous, donnant un caractère inéluctable très rapidement au duel. Ces 40 jours avaient beau avoir ouvert son horizon, ils étaient évidemment insuffisants face à la tâche à accomplir.
"C'est vrai que ce manque de préparation a pu jouer, a-t-il reconnu après avoir longuement complimenté son bourreau. Ma préparation pour Wimblebon n'était pas celle que j'aurais eu en temps normal. Ma blessure a été un vrai obstacle. J'ai dû créer un programme hybride entre la rééducation, des exercices spécifiques et la musculation nécessaires avant un Grand Chelem sans oublier les entraînements avec la raquette."

Saison bizarroïde

Son début de tournoi a d'ailleurs maquillé cet état de fait. Face à Vit Kopriva, Jacob Fearnley voire Alexei Popyrin, sa marge était suffisante pour entrevoir une montée en puissance en deuxième semaine.  L'adversité proposée par la suite du programme (Holger Rune, Alex De Minaur finalement forfait, Lorenzo Musetti) n'était pas de nature à le pousser dans ses retranchements. Ce dimanche, la réalité lui est revenue en pleine tête.
"Aujourd'hui, j'ai eu le sentiment d'être un pas derrière lui, sur tous les aspects. C'est la réalité que je dois accepter pour l'instant. Peut-être que les choses seront différentes la prochaine fois qu'on se joue", a-t-il espéré. En perdant cette finale, Novak Djokovic a continué sa saison 2024 bizarroïde, eu égard à ses standards passés. Oui, cette finale rehausse assez nettement le bilan de son année. Mais son palmarès reste désespérément vierge.
A 37 ans, faut-il y voir le début de la fin ? Le Serbe n'en est pas encore là. Il l'a redit ce dimanche : les échéances à venir sont trop alléchantes pour faire le bilan. C'est à la fin du bal qu'on paie les musiciens et le chef d'orchestre Djokovic n'a aucune intention de poser sa baguette. "Les Jeux Olympiques et l'US Open seront les deux objectifs principaux désormais pour moi, a-t-il expliqué. J'espère pouvoir être au top sur ces deux tournois. C'est la seule chose que je peux faire de mon côté".
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Novak Djokovic

Crédit: Getty Images

Normalement, je rebondis, j'apprends et je reviens plus fort
Le Djoker se heurte cependant à deux soucis de taille désormais : ses propres limites, notamment physiques, et la montée en puissance incontestable et irrésistible du duo Carlos Alcaraz – Jannik Sinner. Le Serbe l'a reconnu ce dimanche, quelque chose a changé en cette année 2024. Un vent nouveau qu'il n'arrive pas à dompter.
"Arriver en finale à Wimbledon donne un vrai boost de confiance, bien sûr. Mais en jouant contre le meilleur du monde actuellement, avec Jannik, j'ai l'impression que je ne suis pas à leur niveau. Pour battre ces gars-là dans les derniers matches de Grand Chelem ou des JO, je vais devoir jouer bien mieux que ce que j'ai proposé aujourd'hui", a-t-il encore reconnu.
Comme toujours, enterrer Djokovic serait une immense erreur. Si la donne a changé, s'il n'est sûrement plus en capacité de dominer le circuit sur l'année entière, le Djoker est encore capable de grandes choses. Parce que c'est lui, parce que c'est son histoire. "Ma situation actuelle, ce n'est pas une expérience complètement inédite pour moi, a-t-il conclu. J'ai eu tellement de moments similaires dans ma carrière. Face à l'adversité, normalement, je rebondis, j'apprends et je reviens plus fort. C'est exactement ce que je vais faire". Finalement, vivement la suite.
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