Wimbledon 2026 I 8es de finale I "Je ne m'attendais pas à ce résultat après Roland" : Flavio ne surprend plus que Cobolli

Eurosport sur Google

Jeudi, Flavio Cobolli (24 ans) tentera de rejoindre à nouveau les quarts de finale de Wimbledon, un an après y être tombé face à Novak Djokovic. L'Italien, finaliste malheureux du dernier Roland-Garros, se surprend lui-même sur le gazon londonien. Sans jouer "son meilleur tennis", selon ses dires, mais avec le courage du "battant". Et, déjà, la "lucidité" des grands. 

"Sinner n’a pas encore le niveau d’un potentiel vainqueur"

Video credit: Eurosport

Comme s'il y croyait à peine, et qu'il ne cherchait pas (encore) à s'y voir. Au sortir de sa victoire-marathon face à Karen Khachanov au troisième tour de Wimbledon (0-6, 7-6, 6-7, 6-2, 6-2), Flavio Cobolli, fraîchement débarqué dans le Top 10 mondial, a assuré qu'il ne s'attendait pas à devoir disputer une deuxième semaine au All England Club. Que l'un ou l'autre des coriaces sur son chemin (Mario Navone, James Duckworth et Karen Khachanov) le renverrait chez lui. Mais non. L'Italien affrontera bien Alex de Minaur, lundi, sur le court n°1, pour un deuxième quart londonien de suite. Presque inespéré, paraît-il. 
 "Je ne m'attendais pas à ce résultat", disait-il en conférence de presse, samedi, après avoir bataillé quatre heures durant face au titan russe. Pas dans son assiette, littéralement, dans un premier set perdu 6-0 – "j'ai mangé un peu trop tôt avant le match, j'ai essayé de vomir, puis j'ai pris des pilules qui m'ont beaucoup aidé" –, le Romain de 24 ans s'est remis à l'endroit pour franchir l'étape Khachanov. Après deux tie-breaks, et deux manches plus convaincantes (0-6, 7-6, 6-7, 6-2, 6-2). Il s'était imposé en quatre manches lors de ses deux premières sorties du tournoi. 
Ce match-là, je suis sûr que je ne l'aurais pas gagné l'an passé
 "Je me sens très bien, tranchait encore Cobolli au sortir du troisième tour, pour rassurer après la bulle infligée par Khachanov. Je trouve un bon niveau à Wimbledon cette semaine. Je ne m'attendais pas à ce résultat après mon parcours fantastique à Roland-Garros, notamment parce que je ne me suis pas trop entraîné sur gazon. Je ne m'y attendais pas, mais au final, je me sens très bien quand je joue. Surtout quand je dois me battre. Aujourd'hui, je l'ai fait, et je suis vraiment fier de moi. J'ai remporté un match magnifique face à un grand adversaire comme Karen."
picture

Une grosse première pour un premier titre : la balle de match de Bergs

Video credit: Eurosport

Le genre de combat que sait remporter le nouveau Cobolli, version 2.0.2.6, mis au niveau des finalistes en Grand Chelem. "Ce match-là, je suis sûr que je ne l'aurais pas gagné l'an passé, même en jouant un excellent tennis, annonçait-il sur le court. (...) Je me sens très différent sur le court, je suis plus lucide, je fais des choix que je n'aurais certainement pas faits l'année dernière." S'il mange correctement, lundi midi, et qu'il retrouve le rythme de ses deux derniers sets, Cobolli aura les armes pour confirmer face à un Alex de Minaur qui n'a jamais dépassé les quarts à Wimbledon, lui non plus. 

Un seul match de préparation sur gazon

Dans cette moitié de tableau si ouverte, où ne figurent ni Jannik Sinner, ni Novak Djokovic, Cobolli peut aller loin. Même sans y croire, et sans trop de préparation. Sa seule sortie sur gazon, avant le tournoi, s'était soldée par une défaite au premier tour, à Halle, face à Frances Tiafoe (6-2, 7-6). 
Plus tôt, cette semaine, il annonçait un tournoi un peu improvisé, pas idéalement préparé. "J'ai joué comme un grand battant jusqu'ici. Ça m'a aidé à atteindre mon meilleur niveau, mais ce n'est pas facile de jouer tout de suite un bon tennis ici sur gazon. Je n'avais joué qu'un seul match avant Wimbledon." Sur cette surface, affirme-t-il, "ç'a été difficile de jouer mon meilleur tennis." Paradoxe du pur terrien qui a découvert les quarts en Grand Chelem sur le gazon londonien. Son "attitude" l'a sauvé, jusqu'ici. Son jeu, aussi. Puisqu'on n'est pas numéro 10 mondial par hasard. Même lorsqu'on n'a pas l'air d'y croire.
picture

Sabalenka et les autres derrière ? "On n’est pas à l’abri d’une nouvelle surprise"

Video credit: Eurosport


Rejoignez Plus de 2M d'utilisateurs sur l'app
Restez connecté aux dernières infos, résultats et suivez le sport en direct
Télécharger
Partager cet article
Publicité
Publicité