Masters 1000 de Cincinnati I Arthur Fils, le sérénissime : "Je suis très heureux de ma performance"
Eurosport sur GoogleArthur Fils n'a fait qu'une bouchée de Flavio Cobolli, samedi soir (6-3, 6-4) afin de se qualifier pour la première finale de Masters 1000 de sa jeune carrière. A 22 ans, le Français a préservé l'attitude dominatrice de sa douzaine américaine pour triompher en 67 minutes de jeu. Le temps d'éviter la pluie, et d'affirmer un peu plus un jeu sans rival, jusqu'ici.
Trois coups gagnants, zéro stress apparent : Fils, l'art de conclure
Video credit: Eurosport
Arthur Fils n'a pas souhaité s'éterniser. D'abord parce qu'il pleuvait trop, par intervalles, dans le ciel de Cincinnati, pour que le Français permette aux averses de le laisser douter. Mais s'il n'a pas offert longtemps le spectacle de ses coups droits saillants, c'est aussi qu'il n'a pas trouvé l'adversité pour leur répondre. Une heure et sept minutes de jeu lui ont suffi pour éparpiller un Flavio Cobolli sans solution, en demi-finales du Masters 1000 de Cincinnati (6-3, 6-4). Enième acte d'autorité d'un joueur intouchable dans le jeu sur le dur américain, une fois de plus.
Précipitations obligent, le Francilien s'est plié au jeu des interviews d'après-match en indoor, lui dont les balles brillent en extérieur ces deux dernières semaines. Alors, aurait-il ressenti le plaisir non coupable de surclasser un Flavio Cobolli presque au sommet de son tennis (10e mondial, ex-9e) ? "Je suis très content de la performance, retraçait-il à Eurosport, et puis, je suis bien resté concentré de A à Z. Très satisfait."
J'ai très, très bien servi à partir du milieu du premier set
Détaillons. Arthur Fils a frappé 22 coups gagnants face à Flavio Cobolli, qui n'a su en tirer que trois sur l'ensemble du match. Le Français a eu l'initiative, a plus manqué que son adversaire (27 fautes directes à 22) et a su saisir sa chance aux instants opportuns. L'Italien avait pris les devants après trois jeux, d'un break (2-1), mais Fils lui a répondu d'un nouveau break, tout blanc, dans la foulée (2-2). Reparti du bon pied, il s'est autorisé à accélérer en fin de set pour tourner devant, de 3-3 à 6-3.
Sans forcer son talent, Fils a empoché le premier jeu de service de Cobolli d'entrée, puis maîtrisé jusqu'à l'arrivée. La clé de son succès, et de sa domination dans le jeu, a été "le service, selon ses dires. J'ai très, très bien servi à partir du milieu du premier set et jusqu'à la fin. J'avais à peu près toutes les zones, j'arrivais bien à 'mixer' (sic)."
Un seul set perdu du tournoi
La performance globale est édifiante de maîtrise. "J'ai démarré assez lentement, complétait Fils à l'organisation. J'étais un peu tendu, mais je pense qu'à partir de 4-3 dans le premier set, quand j'ai remporté les longs échanges, j'ai pris l'ascendant et me suis senti beaucoup mieux. Surtout au service : lors des deux premiers jeux, je ne servais pas bien du tout, puis ensuite, ça a très bien fonctionné."
Sur l'ensemble de son tournoi, Fils n'a concédé qu'un seul set, au troisième tour, face à Jiri Lehecka, qu'il avait maîtrisé dans les deux autres manches (6-1, 6-7, 6-3). Il n'a eu besoin de jouer que 3h31 pour remporter ses trois derniers affrontements.
Ne reste qu'une première finale de Masters 1000, "la plus grande de (s)a carrière", pour tenter de lui trouver un adversaire à sa hauteur. Là, à 22 ans, Arthur Fils voudra "ramener le trophée à la maison", bien sûr. Pour priver l'Américain qui lui sera opposé, Frances Tiafoe, d'un titre à la maison.
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Fils, un fier service : "J'avais à peu près toutes les zones, j'arrivais à mixer"
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