Wimbledon 2026 I Arthur 1, Flavio 0 : Cobolli-Fery, drôle de revanche en quarts de finale de Wimbledon

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Flavio Cobolli (10e) et Arthur Fery (114e) vont disputer un quart de finale à la croisée de leurs destins, mercredi, sur le Central de Wimbledon. Le premier y revient, après sa première fois de l'an passé, pour mettre fin au parcours rêvé du second, enfant du coin miraculé. Mais la seule fois qu'ils se sont rencontrés, cette année, c'est bien Fery qui l'avait emportée.

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Video credit: Eurosport

Surprendre Flavio Cobolli, le battre, même, Arthur Fery sait faire. Mercredi, le Franco-Britannique, tombeur héroïque de Grigor Dimitrov, va découvrir les quarts de finale en Grand Chelem. Mais pas son adversaire, Flavio Cobolli. Qui aurait pu prédire, six mois après leur première (et seule) confrontation, au premier tour de l'Open d'Australie, que les deux hommes se retrouveraient aussi loin, aussi haut, à se disputer une place dans le dernier carré d'un Majeur ? Pas grand-monde. Encore moins Arthur Fery, qui s'était imposé ce jour-là. Ce qui était un exploit, déjà. 
Avant son parcours miraculeux chez lui, à Wimbledon, Arthur Fery n'avait franchi que deux fois le premier tour d'un tournoi du Grand Chelem. Le plus Français des Anglais s'était imposé, l'an passé, face à Alexei Popyrin à l'All England Club. Puis il avait donc vaincu, à la surprise générale, le gros morceau Flavio Cobolli à Melbourne en début d'année 2026. L'Italien, malade ce jour-là, avait pris le bouillon face au qualifié Fery, alors 198e joueur mondial : 7-6, 6-4, 6-1. 
Arthur est un joueur magnifique
Même facilité par l'état de son vis-à-vis, ballotté par la maladie ce jour-là, ce succès soutiendra-t-il la confiance de Fery, à l'heure de le retrouver en quarts de Wimbledon ? "Oui, clairement, tranchait-il après avoir vaincu Grigor Dimitrov en huitièmes. Clairement. Je pense que ça va être un bon match dans tous les cas. Je m'attends à un match très, très difficile et différent qu'en Australie. Dans des conditions complètement différentes. Je suis sûr qu'il sera à 100% de ses capacités ici, alors qu'il ne l'était pas forcément en Australie."
À Melbourne, Cobolli n'avait pas "pu jouer ce match", comme il l'expliquait lundi, même si, "bien sûr, Arthur est un joueur magnifique". Fery, lui, se souvient d'avoir "très bien joué", et garde "l'impression d'avoir dominé le match". L'Anglais compte bien "utiliser cette expérience pour mercredi". À l'aube d'un match qui fera office de carrefour entre deux histoires.
L'une est un coup d'un soir, ou d'une quinzaine, que Fery compte bien prolonger. L'envol d'un jeune homme de 23 ans dans le tournoi de son enfance, lui qui a grandi à "un ou deux kilomètres" du Court central de Wimbledon. Et que l'on retrouve là-haut presque par miracle, depuis sa 114e place au classement ATP, au milieu de six membres du Top 10 qui composaient les quarts de finale. 

De modestes adversaires pour Fery jusqu'ici

Le moins bien classé d'entre eux se prénomme Flavio, supporte l'AS Rome, et disputera son troisième quart de finale en Grand Chelem mercredi, au sortir de sa finale perdue à Roland-Garros. Lui qui est entré dans le Top 10 au mois de juin ne s'attendait pas à retourner en quarts, à Wimbledon, comme l'an passé. On l'y attendait tout de même plus qu'Arthur Fery. Dont la progression est linéaire, depuis le mois de mai 2025, où il n'occupait que la 483e place du classement ATP. 
A-t-il une chance ? Qui sait. Après tout, jusqu'ici, Fery a survécu en affrontant trois joueurs hors du Top 100 (Damir Dzumhur, Otto Virtanen et Grigor Dimitrov), et Zizou Bergs (37e) entretemps. L'adversité va monter d'un cran, face à un Cobolli qui, lui, s'est déjà défait de Karen Khachanov, puis d'Alex de Minaur. 
Mais s'il emmène Cobolli dans ses retranchements, que le money-time se durcit, Arthur Fery pourrait retrouver la magie de ses deux derniers marathons en cinq sets. Avec l'appui du public, le jeu rodé d'un spécialiste du gazon, et "l'expérience" du leader, au compteur de leurs confrontations (1 victoire à 0). Et le statut de l’homme jamais vaincu sur le Central. Où il n’a joué qu’une fois, certes, lundi. Mais tout de même.
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