Wimbledon 2026 | Simple messieurs - Toujours en plein reve, Arthur Fery surclasse Flavio Cobolli (6-4, 7-6(4), 6-0) et se hisse en demi-finales

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Mais où s'arrêtera-t-il ? Sur un nuage, le Franco-Britannique Arthur Fery a surclassé Flavio Cobolli sur le Centre Court (6-4, 7-6(4), 6-0) pour se hisser en demi-finales de Wimbledon ! Il devient la deuxième wild-card à rallier le dernier carré à Londres après Goran Ivanisevic en 2001. Il y affrontera Alexander Zverev, tombeur de son côté de Taylor Fritz.

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Le mot exploit pourrait s'appliquer au parcours dingue d'Arthur Fery, pour se hisser jusqu'à ce duel face à Flavio Cobolli en quarts de finale de Wimbledon. Il n'est plus à propos pour décrire la performance folle du jeune Britannique sur le Court central, mercredi : l'Anglais (114e, wild-card) a éparpillé son adversaire italien, 10e mondial, en trois manches sèches, remportées sans jamais douter (6-4, 7-6 (7/4), 6-0). Lui qui n'avait jamais dépassé le deuxième tour d'un tournoi du Grand Chelem va disputer une première demi-finale en carrière à Wimbledon, à deux kilomètres de sa propre maison. Fou. Féérique. Mais loin d'être illogique. 
Pas de trou d'air adverse, ni de blessure, ou même de maux de ventre, comme lorsqu'ils s'étaient affrontés au premier tour de l'Open d'Australie, plus tôt dans l'année (défaite 0-3 de Cobolli, déjà). Simplement Fery, d'un bout à l'autre du court, pour martyriser un Italien en pleine bourre, fraîchement finaliste à Roland-Garros, tombeur de Karen Khachanov, puis d'Alex de Minaur. Mais le Top 10 ressenti, mercredi après-midi, n'était que Fery. 

Fery domine de bout en bout, et finit par une bulle

L'Anglais, dans son jardin, presque littéralement, n'a jamais laissé Cobolli installer son jeu, et a simplement déroulé le sien. Il y a eu match dans le premier set, les deux hommes ne s'offrant qu'une balle de break chacun. Non convertie par l'Italien, au contraire de Fery, qui a trouvé l'accélération qu'il fallait, en toute fin de set, pour prendre les devants et le service de son adversaire (6-4). 
Là, encore, Flavio Cobolli pouvait se dire qu'il aurait les armes pour recoller. En bon numéro 10 mondial qu'il est. Mais c'est bien lui qui a dû résister. Le confort de son début de deuxième manche (0-2, break d'entrée) n'a pas duré. Fery est revenu, tout de suite, sans laisser son vis-à-vis s'échapper. Brillant à l'échange, notamment au retour de service, pour mettre la pression sur chacun des jeux de son adversaire (16 points remportés au retour dans le 2e set). Avec une première balle impériale (83% de points gagnés derrière sa première dans le 2e set). Et la marge nécessaire pour emmener Cobolli au tie-break. 
Puis le martyriser. Remporter aisément le jeu décisif (7-6 (7/4)), la deuxième manche, et la troisième presque dans la foulée (37 minutes). D'une bulle autoritaire (6-0) et sans partage, devant un Romain désabusé, sans solution, parti discuter avec son père et entraîneur au changement de côté, avant de tout laisser filer. Son hypothétique première demie à Wimbledon, sa revanche promise avec Alexander Zverev. Qui revient de bon droit à Arthur Fery. C'était son jour. Sous les yeux de ses deux parents, Loïc Féry, président du FC Lorient, et Olivia Gravereaux, ancienne joueuse parmi les toutes meilleures Françaises. Personne ne pouvait l'empêcher. Son histoire va perdurer. 
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