Getty Images

Mladenovic : "Psychologiquement, j’ai peut-être un petit ascendant sur Halep"

Mladenovic : "Psychologiquement, j’ai peut-être un petit ascendant sur Halep"

Le 13/05/2017 à 00:01Mis à jour Le 13/05/2017 à 00:07

WTA MADRID - En battant Svetlana Kuznetsova, 9e mondiale, 6/4, 7/6 en demi-finale à Madrid, Kristina Mladenovic n’a pas seulement battu sa quatrième top 10 de la saison, elle s’est aussi qualifiée pour sa quatrième finale de l’année, la première de sa carrière dans un tournoi de cette importance. Autant de motifs de satisfaction pour celle qui sera première à la Race en cas de victoire en finale.

Jeudi, vous disiez que vous ne jouiez pas votre meilleur tennis sur ce tournoi, comment avez-vous fait pour monter le curseur en 24h ?

Kristina Mladenovic : Je prends ça pour un compliment. Je ne sais pas, je garde la même philosophie, chaque jour on repart de zéro. Dans les matches précédents, je n’avais pas la sensation de jouer mon meilleur tennis mais le fait de les gagner ça me donnait une chance supplémentaire de mieux jouer le lendemain. Et qu’il y ait victoire ou défaite, à chaque fois je me remets en question et au fur et à mesure je mets les choses en place, je trouve le rythme et ça prend.

Qu’avez-vous pensé de votre demi-finale ?

K.M. : Aujourd'hui (vendredi), on pouvait avoir l’impression que le jeu était un peu décousu. Il y avait des fautes énormes mais c’est parce que l’une comme l’autre on essayait de se surprendre car même si on ne joue en double ensemble que depuis peu de temps, on a fait quelques entraînements toutes les deux et on connaît les points forts et points faibles de l’autre. Il a aussi fallu gérer beaucoup de tension mentale, c’était très tactique.

A 6-5 sur votre service, on a perçu une petite gêne physique au niveau du dos...

K.M. : J’ai fait un faux mouvement sur un coup droit que j’ai envoyé dans le bas du filet. Je n’ai pas trop bougé les jambes et j’ai forcé avec le haut du corps. Ça m’a en quelque sorte foudroyé le bas du dos. Je pense que c’était aussi parce qu’il y avait beaucoup de tension et parce que physiquement c’était assez dur car les conditions étaient difficiles pour nous deux mais j’ai réussi à plutôt bien gérer mon jeu et le tie-break qui a suivi.

Kristina Mladenovic - Madrid 2017

Kristina Mladenovic - Madrid 2017Getty Images

En quoi les conditions de jeu vous ont-elles gênée ?

K.M. : La terre était lourde et grasse et je crois que ça avantage un peu plus Svetlana car c’était difficile pour moi de la déborder et elle, elle met beaucoup d’effets, elle m’a fait beaucoup courir en utilisant des trajectoires qui me sortaient du terrain. Je ressens forcément de la fatigue en cette fin de semaine après l’enchaînement de ces dernières semaines. Mais à moi de gérer au mieux ma récupération avec mon kiné pour être à fond en finale comme je l’espère.

Vous avez plutôt contenu votre joie à la fin du match, c’est pourtant la plus belle performance de votre carrière, vous réalisez ?

K.M. : Oui, bien sûr je réalise mais j’ai énormément de respect pour Svetlana. On était toutes les deux en train de parler dans les vestiaires avant le match. Je crois que sur le terrain on a montré une belle attitude toutes les deux mais ce n’est jamais évident de jouer contre une amie. Ça s’est fait assez rapidement mais on partage de bons moments ensemble. Je ressens beaucoup de joie mais je me suis un peu retenue par respect pour elle.

En finale, vous allez affronter Simona Halep contre qui vous menez 3-1, comment abordez-vous ce match ?

K.M. : Plus on arrive à la fin du tournoi plus les joueuses sont fortes. Même si je mène dans nos affrontements et que je l’ai battue récemment à Indian Wells, je vais essayer de ne pas trop y penser parce qu’ici c’est une autre surface. Madrid est un tournoi qui lui réussit bien, elle est tenante du titre donc c’est qu’elle arrive vraiment bien à apprivoiser les conditions de jeu. Que ça soit la terre, l’altitude, le court… Mais je sais ce que j’ai à faire. Psychologiquement, j’ai peut-être un petit ascendant mais je devrai sortir mon meilleur tennis. Physiquement, je serai peut-être un peu plus entamée qu’elle mais c’est le dernier match et je donnerai tout.

Il y a un gros titre à aller chercher, une place de numéro un à la Race, un gros chèque d’un million de dollars… Comment hiérarchisez-vous ça ?

K.M. : Moi ce qui me parle c’est que c’est ma quatrième finale de la saison, c’est un "Masters 1000" (Premier Mandatory), je regardais ça à la télévision quand j’étais petite. L’an dernier, on a gagné en double avec Caro et cette année je suis en finale en simple… J’entends les gens dire que je me rapproche des meilleures joueuses du monde… Ça, ça me parle. Le reste, les chiffres, on verra après.

0
0