WTA 1000 de Rome – Jasmine Paolini bat Coco Gauff en finale (6-4, 6-2) et peut prolonger le rêve à Roland-Garros
Mis à jour 17/05/2025 à 21:40 GMT+2
Le tennis italien vit des heures d'ivresse. En attendant le combat que se livreront Jannik Sinner et Carlos Alcaraz dimanche, Jasmine Paolini s'est chargée de transporter le Foro Italico dans un élan de bonheur en s'imposant en finale du WTA 1000 de Rome face à Coco Gauff, nouvelle numéro 2 mondiale (6-4, 6-2). L'Italienne, qui n'en revenait pas, peut rêver grand à Roland-Garros.
Alcaraz - Sinner : deux gladiateurs pour un péplum à Rome
Video credit: Eurosport
La quinzaine rêvée se cimente peu à peu dans la réalité. En attendant le combat de gladiateurs entre Jannik Sinner et Carlos Alcaraz chez les hommes, Jasmine Paolini a fait rugir le court central du Foro Italico samedi, victorieuse en finale de l'édition féminine (6-4, 6-2). En face, la future numéro 2 mondiale (dès lundi) Coco Gauff n'a pas su décrocher le sourire scotché sur la bouille solaire de l'Italienne, véritable astre sur la terre sous un ciel romain délavé.
Son Roland-Garros à elle
L'ouragan italien sur le tennis mondial n'est plus une fable, une affabulation de tifosi. L'assertion devient si empirique que le public italien se prend à nourrir tous les espoirs possibles. A 29 ans, Jasmine Paolini tutoie le sommet de son art, un an après la grande révélation, déjà sur l'ocre, Porte d'Auteuil. Au Foro Italico, la joueuse de poche (1.63 m) a conquis son Roland-Garros à elle. Dans la Botte, l'attente s'étirait dans des proportions qui rappellent celle des Français depuis le sacre de Yannick Noah à Porte d'Auteuil.
/origin-imgresizer.eurosport.com/2025/05/17/image-0913f24b-f410-461c-ade5-e7918ac07d18.jpeg)
Jasmine Paolini durante gli Internazionali d'Italia 2025 a Roma
Crédit: Getty Images
40 ans après, la joueuse de Castelnuovo di Garfagnana, élevée dans les bassins avant de briller sur les courts, a brisé un plafond de verre, un de plus chez cette vague transalpine irrésistible. Malgré un départ honorable et un début de set accroché, Coco Gauff n'a que trop rarement rivalisé avec l'Italienne, trop souvent battue dans l'échange (55 fautes directes). "Je ne sais pas si c'est le meilleur match de ma carrière, mais j'ai fait peu d'erreurs, je frappais fort, j'étais bien en jambes, c'est sans aucun doute l'un de mes meilleurs matches" a pu sourire Jasmine Paolini.
Les yeux rougis par l'émotion après 1h29 de maîtrise de sa compatriote et partenaire de double, Sara Errani ne pouvait que se souvenir de cette finale de 2014 perdue contre une autre américaine, Serena Williams.
Swiatek dans le rétro : à Roland, tous les rêves sont permis
Raffaella Reggi, titrée en 1985, a donc une successeuse. L'émoi suscité par cette victoire et le parcours de Paolini a transporté l'Italie. Le président de la République, Sergio Mattarella, n'en a pas perdu une miette. Preuve que l'engouement autour de l'énergique Transalpine ne cesse de croître. "C'est incroyable de me retrouver avec ce trophée entre les mains. Je ne sais pas quoi dire de plus, a confié Paolini la voix tremblante d'émotion après sa victoire. Je ne sais pas si la petite fille qui venait voir ce tournoi ici s'attendait à ça, vraiment, je ne le crois pas. Me retrouver ici face à vous, c'est une surprise. Ces deux semaines ont été un rêve."
/origin-imgresizer.eurosport.com/2025/05/17/image-1663379d-29d3-4c1d-a00e-96ce8d67a76e.jpeg)
asmine Paolini e Coco Gauff
Crédit: Getty Images
Outre la finale du double qu'elle disputera donc en compagnie d'Errani, Paolini peut prolonger le rêve de l'autre côté des Alpes, à Paris, où elle est restée l'an passé sur une finale perdue sèchement contre Iga Swiatek (6-2, 6-1). Toujours parmi les favorites sur l'ocre parisien, la Polonaise n'est plus que l'ombre d'elle-même ces dernières semaines. Comme un symbole, Paolini (4e mondiale) passera même devant la quadruple vainqueure du Majeur parisien au classement lundi (5e mondiale, plus mauvais classement depuis 2021). "Je ne pense pas être la favorite, je vais aller là-bas pour faire le mieux que je peux, a assuré l'Italienne en conférence de presse. L'année dernière, cela s'était bien passé (à Roland-Garros), mais chaque année est différente. Je vais aborder ce tournoi en prenant les matches les uns après les autres, en espérant d'en jouer plus qu'un."
Ne vous fiez pas à son sourire tiré à quatre épingles, Paolini est une candidate sérieuse au titre. Pour le plus grand bonheur d'une Italie du tennis qui n'entend pas redescendre de son nuage.
Sur le même sujet
Plus de détails
/images.sports.gracenote.com/images/lib/basic/geo/country/flag/large/2209.png)
/images.sports.gracenote.com/images/lib/basic/geo/country/flag/large/2210.png)
4
2
6
6
Publicité
Publicité