Eurosport
Coville tient son record
Par
Publié 15/07/2008 à 12:15 GMT+2
Le Français Thomas Coville (Sodeb'O) a battu le record de la traversée de l'Atlantique en solitaire en 5 jours, 19 heures, 29 minutes et 20 secondes. Parti mercredi de New York, il a coupé la ligne à 7h 17 min et 40 sec GMT au cap Lizard, la pointe sud de
Eurosport
Crédit: Eurosport
Thomas Coville a battu l'ancien record de Francis Joyon (6 jours, 4 heures, 1 minute et 37 secondes), établi le 6 juillet 2005 sur le trimaran IDEC. Cela représente une moyenne de 20,89 noeuds sur la distance orthodromique, la courbe qui donne la distance la plus courte pour aller d'un point à un autre sur une sphère. Arrivé par un brouillard à couper au couteau, Thomas Coville est épuisé, ayant dû réaliser beaucoup de manoeuvres au cours des dernières 48 heures en raison d'un vent défavorable, selon son service de presse.
Comme lors de toutes les tentatives contre ce record, le plus dur pour le skipper a été de conserver la maîtrise de la situation, ne pas se laisser griser et rester concentré. Coville qui s'attaquait pour la deuxième fois à ce record, avait dû renoncer en 2005, sur le Sodeb'O ORMA (60 pieds), après une longue attente, n'ayant plus de météo favorable. La navigation de Coville s'est déroulée pratiquement comme il l'avait prévu. Il lui a fallu un jour et demi pour arriver sur les bancs de Terre-Neuve, la partie la plus désagréable en raison du brouillard glacial et du fort trafic maritime, mais aussi la plus confortable à la fois pour le vent et la mer qui permettent une bonne vitesse.
Entré dans l'Atlantique pur, il a continué sa trajectoire en l'infléchissant légèrement au sud, toujours en-dessous de l'orthodromie. "On parle des mers du sud mais à mon avis c'est un des plus beaux endroits du monde où je souhaite à tout le monde de naviguer un jour", dit Coville. Comme il s'y attendait, la fin fut la plus pénible. L'anticyclone centré sur le golfe de Gascogne a constitué une butée qu'il a dû contourner par le nord, l'obligeant à empanner à neuf reprises en 48 heures. Mais au bout, sur babord, l'attendait le scintillement du cap Lizard, la récompense suprême. Le règlement impose de passer à vue de ce cap (moins de 4 milles) pour que le record soit validé.
Sur le même sujet
Publicité
Publicité