Profil : S. Josse

Premier Vendée Globe, naissance du projet, préparation, atouts, petites habitudes du marin, plaisir de naviguer, moments préféré et redouté : le profil de Sébastien Josse (VMI).

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Crédit: Eurosport

Sébastien Josse (FRA) - VMI
29 ans - Né à Nice - Réside à Concarneau - Bizuth
Vocation
"Je suis passionné du milieu aquatique, de la mer, de la navigation sur ces bateaux qui à leur façon sont un peu des voitures de rallyes. Naviguer sur des monocoques qui avancent à 20 noeuds, c'est pas donné à tout le monde. Ce sont des machines extraordinaires."
Premier Vendée Globe
"J'ai énormément de chance d'en arriver là à seulement 29 ans, avec les moyens de faire quelque chose de bien. Mon expérience du Trophée Jules-Verne avec Bruno Peyron (Orange I) et dans la Solitaire du Figaro va m'être précieuse."
Sponsor
"Le projet est né de façon particulière dans le monde du sponsoring. VMI a décidé de participer au Vendée et s'est rapproché de Jacques Laurent, le P-DG de PRB, pour prendre des renseignements. Ils ont acheté le bateau, choisi un skipper. C'est tombé sur moi ! J'ai un budget pour participer dans de très bonnes conditions."
Bateau
"C'est l'ancien Sodebo de Thomas Coville. On l'a eu il y a deux ans, et on l'a fait évoluer. Il ne peut être plus abouti. C'était un bateau très performant au vent portant, au détriment des autres allures. J'ai essayé d'en faire un bateau polyvalent, plus à l'aise contre le vent, au vent de travers... C'était important. Les conditions seront variées."
Objectif
"D'abord, arriver. Ensuite sur la plus haute marche du podium. Mais je sais qu'il y a des bateaux neufs et de très bons skippers. Sur le papier, je ne peux être considéré comme un favori."
Temps fort
"Le départ jusqu'au Pot-au-Noir, avec la sortie du Golfe de Gascoyne. Le premier qui va attraper les dépressions des mers du Sud va partir devant et ça fera l'accordéon derrière, jusqu'au moment de retomber dans l'équateur."
Météo
"J'ai fait pas mal de formation pour ce parcours Vendée Globe. J'avais un peu d'expérience sur les grands phénomènes avec les transat en Figaro. Je suis passé assez souvent dans l'Atlantique Nord et le Pot-au-Noir. J'ai beaucoup travaillé sur le tour de l'Antarctique."
Point fort
"Je ne sais pas si je suis plus motivé que les autres mais ce Vendée Globe me tenait à coeur depuis longtemps. C'est pas un passage obligé mais une envie que j'avais. Et quoiqu'il arrive, je reviens toujours heureux d'une course !"
Points faibles
"On ne les dit pas !"
La solitude, l'ennui
"Les coups de mou seront inévitables. J'ai de la musique et je l'écouterai selon mon humeur : classique, techno, variété française, j'ai de tout ! Questions livres, j'ai des romans, des bouquins sur la politique..."
Extra
"Je n'ai pas fait de chasse au poids sur la nourriture. C'est peut-être un peu plus lourd que sur les autres bateaux, mais c'est important de bien manger."
Moment préféré
"Il y en a pas de précis. Ça peut être le Pot-au-Noir, avec pas une ride sur l'eau, une mer comme un miroir, à une grosse tempête avec des vagues qui déferlent où je me fais tout petit. Un petit oiseau qui se pose sur le bateau parce qu'il est loin des côtes... Ou être sur l'eau et dans le Vendée, tout simplement."
Moment détesté
"Quand je ne suis plus lucide, moins objectif à cause de la fatigue. C'est le pire."
Sommeil
"Entre 4 et 7 heures par jour"
Meilleur souvenir
"Les huit années qui viennent de s'écouler en mer."
Contacts
"Je m'efforcerai de répondre à un maximum de mails de mes proches. Je communiquerai aussi certainement avec Nick Moloney. On a fait le Jules-Vernes ensemble."
Mes adversaires préférés pour l'arrivée
"Jean Le Cam et Roland Jourdain."
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