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Dix clubs de Ligue A veulent que Rennes soit exclu des plays-off

Dix clubs de Ligue A veulent que Rennes soit exclu des plays-off
Par AFP

Le 13/02/2020 à 18:50Mis à jour Le 13/02/2020 à 18:58

LIGUE A - Dix clubs de Ligue A demandent l'exclusion de Rennes des plays-offs pour avoir annoncé au printemps 2018 une masse salariale inférieure de près de 12% à la réalité. Dans un communiqué, l'actuel leader de Ligue A leur a répondu.

Le club de volley de Rennes, actuel co-leader du championnat qui s'est vu retirer trois points par le gendarme financier, s'est défendu jeudi après une fronde de dix autres clubs de Ligue A réclamant son exclusion des play-offs. Comme l'an dernier, le club breton a été sanctionné pour communication erronée et rupture manifeste d'équité sportive, a annoncé cette semaine la DNACG, le gendarme financier. Il lui est reproché d'avoir annoncé au printemps 2018 une masse salariale inférieure de près de 12% à la réalité pour la saison suivante.

Mais dix clubs de Ligue A ont dénoncé dans un communiqué commun une décision jugée "injuste" et "inéquitable", et réclament une sanction autrement plus sévère. Évoquant "différentes déclarations, parfois contradictoires, distillées par le club lui-même" et des litiges en cours de Rennes avec l'Urssaf et aux prud'hommes, les clubs estiment "que ce club ne sera pas en mesure de participer au championnat la saison prochaine". Ils considèrent qu'il devrait donc être exclu des play-offs.

" Chambourg : "C'est une vaste fumisterie""

"C'est une vaste fumisterie", a répliqué à l'AFP Brice Chambourg, président du club et patron du groupe d'investissement Coretech. "Cela fait un an et demi qu'ils font tout pour dénigrer le Rennes Volley, pour dire que le club va fermer". Le club, fortement déficitaire à son arrivée en octobre 2018, est de nouveau à l'équilibre, et les litiges en cours ne remettent pas en cause l'avenir de l'équipe, a-t-il assuré.

Rennes est tête du championnat à six journées de la fin

Le dirigeant a reconnu que la masse salariale annoncée au printemps par l'équipe précédente était erronée. Mais il a réfuté la "rupture d'équité sportive", assurant que le total n'avait été gonflé que par les charges liées à une prise en compte plus stricte des avantages en nature, et non pas par des augmentations de salaires ou le recrutement d'un joueur supplémentaire. Rennes, longtemps cantonné à un rôle d'ascenseur entre le bas de la Ligue A et la Ligue B, est en tête du championnat, à égalité de points avec le champion en titre Tours, à six journées de la fin de la saison régulière. Et l'équipe s'est qualifiée cette semaine pour les quarts de finale de la Challenge Cup européenne.

Pour Brice Chambourg, la démarche des clubs vise davantage à "se débarrasser d'un concurrent au titre" ou à "libérer une place en play-offs qu'à protéger l'image du volley".