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Volley : Earvin Ngapeth referme sa parenthèse enchantée à Poitiers
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Mis à jour 27/12/2024 à 08:04 GMT+1
Arrivé à Poitiers au mois de septembre, le double champion olympique de volley Earvin Ngapeth va disputer son dernier match avec le club poitevin ce vendredi contre Tours (19h). En trois mois, le futur joueur de Fenerbahçe a totalement relancé l'engouement pour le volley-ball en France, en prenant l'initiative de retourner porter les couleurs de la ville où il a grandi.
Une masterclass pour finir : les temps forts du 2e sacre olympique des volleyeurs français
Video credit: Eurosport
Trois mois après son arrivée à Poitiers, Earvin Ngapeth va disputer vendredi son dernier match avec son club de cœur : épilogue de la parenthèse enchantée d'une star mondiale du volley, dans un pays où ce sport reste confidentiel, malgré les succès des Bleus.
Auréolé d'un deuxième sacre consécutif de champion olympique avec les Bleus aux Jeux de Paris, le réceptionneur-attaquant de 33 ans s'était engagé à la surprise générale mi-septembre avec le Stade Poitevin, en gardant la possibilité de quitter son nouveau club début janvier en cas d'offre intéressante.
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Earvin Ngapeth en septembre 2024 à Poitiers.
Crédit: Getty Images
Elle est venue du Fenerbahçe et, après une ultime rencontre face à Tours, sa première formation chez les professionnels, Ngapeth reprendra début janvier en Turquie le cours d'une carrière disputée dans les plus grands championnats européens depuis 2011.
Faute de propositions suffisamment intéressantes à l'étranger après les JO, Ngapeth avait sauté sur l'occasion pour rejoindre Poitiers : le club de sa ville, où vit toujours sa mère et où il a effectué ses premiers smashes dans le sillage de son père Éric, entraîneur du SPVB lors de son premier titre de champion en 1999.
Une véritable Ngapeth-mania en Ligue A
"C'était aussi le bon moment pour donner un bon coup de pouce à mon club, à ma ville", avait confié au moment de sa signature celui qui n'avait alors jamais porté le maillot du club poitevin. Au-delà, Ngapeth est venu offrir un sacré coup de projecteur à un championnat de France de volley toujours en mal de notoriété, principalement parce que très peu d'internationaux français y jouent.
Nicolas Le Goff (Montpellier) s'apprête ainsi à redevenir le seul médaillé d'or olympique à évoluer dans l'Hexagone, les clubs de Ligue A disposant de moyens financiers bien inférieurs à leurs homologues italiens, polonais ou turcs. Même en dehors du volley, rarement dans l'histoire du sport français une star de cet acabit, désignée MVP des Jeux à Paris et loin de la retraite malgré ses 33 ans, était revenue sur les terrains tricolores.
"C'est comme si Mbappé avait signé", s'était enthousiasmé fin septembre Cédric Énard, le directeur sportif poitevin et architecte de cette arrivée. Dès le premier match de Ngapeth face à Narbonne le 28 septembre, Poitiers a plongé dans l'euphorie : les 2.422 places disponibles de la salle Lawson-Body sont parties comme des petits pains et les ventes de maillots ont atteint l'équivalent des deux dernières années en une semaine.
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L'hommage de Ngapeth à Chambertin : "Ce Monsieur a fait pleurer mon père"
Video credit: Eurosport
Depuis, Poitiers a fait le plein lors de chaque rencontre à domicile et s'apprête à jouer devant près de 5.000 personnes à l'Arena du Futuroscope pour la dernière de sa star. Mais les affluences ont aussi grimpé en flèche dans toutes les salles où Ngapeth s'est déplacé.
Lors de la deuxième journée à Chaumont, la billetterie a été "prise d'assaut pendant quelques minutes, si bien qu'il était compliqué de s'y connecter", a raconté le club haut-marnais. Résultat : une affluence en hausse de 33% lors de Chaumont-Poitiers et même de 180% lors du déplacement des Poitevins à Montpellier, a détaillé la Ligue nationale de volley, précisant que les salles s'étaient davantage remplies partout où Poitiers est allé.
Face à l'engouement, BeIn Sport, qui diffuse un match de Ligue A par journée, a adapté sa programmation pour proposer cinq des 14 premières rencontres de Poitiers, avant celle face à Tours vendredi qui sera également retransmise. Mais au-delà de l'impact populaire et économique, l'arrivée du double champion olympique aura aussi porté ses fruits sur le terrain. Seulement 11e de la dernière saison régulière et absent des play-offs depuis 2021, le SPVB pointe à la quatrième place après 14 journées, avec vue sur les phases finales qui concerneront les huit premiers.
Reste à voir si l'effet Ngapeth se poursuivra sur le terrain et autour malgré son départ, dans un club qui court après un titre de champion de France depuis 2011.
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