Ce n'était que des débuts en endurance mais Fernando Alonso n'a pas fait d'étincelles en terminant 38e des 24 Heures de Daytona, à la 13e place du classement des prototypes et 9e des LMP2. Le pilote espagnol et ses équipiers ont connu divers ennuis mécaniques dans ce qui ressemblait à un avant-goût de 24 Heures du Mans pour le champion du monde de Formule 1.
Par deux fois, L'Espagnol s'est retrouvé sans freins au volant de sa Ligier JS P217 de l'écurie United Autosports. "Cela fait un petit peu peur, on est à 300-310 km/h et lorsque l'on freine à l'entrée du virage, il ne se passe strictement rien. En plus, c'était de nuit, je ne voyais pas bien où étaient les murets et la voie d'entrée dans les stands", a-t-il expliqué, tout sourire.
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Mises à part ses deux frayeurs, l'Espagnol, 36 ans, a pris beaucoup de plaisir à piloter pour la première fois en course un prototype fermé, avec un relais en pleine nuit. Et jusqu'à la onzième heure de course, avant le premier arrêt prolongé aux stands pour réparer pendant quarante minutes les freins, le double champion du monde de Formule 1, auteur du 13e chrono en qualification, a cru pouvoir jouer les premiers rôles avec ses coéquipiers, les Britanniques Phil Hanson et Lando Norris.
Un temps 6e - il a même passé deux tours en tête -, la Ligier N.23 était 22e à mi-course et a finalement terminé à la 38e place - 9e place de la catégorie LMP2 - à 90 tours des vainqueurs, le Portugais Filipe Albuquerque, l'Américain Joao Barbosa et le Brésilien Christian Fitipaldi qui ont bouclé 808 tours, nouveau record de l'épreuve, au volant de leur Cadillac DPi.

"Mieux préparé pour tout"

"Cela reste une expérience positive malgré les problèmes de fiabilité, j'ai vraiment apprécié la course, en particulier mon relais quand le jour s'est levé dimanche matin, c'était génial d'être en piste à ce moment là", a assuré le pilote McLaren. Son apprentissage de l'endurance est à ses yeux réussi. "Si et quand je participerai aux 24 Heures du Mans, cela sera au minimum ma deuxième course en endurance, je serai mieux préparé pour tout, la course, la nuit, les changements de pilotes, le repos durant la course", a-t-il énuméré.
Alors qu'il rêve de décrocher la "Triple Couronne", avec des victoires dans le Grand Prix de Monaco de F1 - ce qu'il a déjà fait en 2006 et 2007 -, dans les 500 Miles d'Indianapolis - abandon en 2017 à vingt tours de l'arrivée - et dans les 24 Heures du Mans, une trilogie qu'un seul pilote a réalisée, le Britannique Graham Hill, il ne sait pas encore s'il sera au départ des prestigieux 24 Heures du Mans en juin prochain ou en juin 2019.
Il se voit bien revenir à Daytona en janvier 2019 : "J'adore piloter, huit-neuf heures au volant, c'est le meilleur entraînement pour la saison de F1", a estimé Alonso.
Un autre pilote de F1, le Canadien Lance Stroll (Williams) était également au départ de l'épreuve : il a terminé 15e avec le Suédois Felix Rosenqvist, le Néerlandais Robin Frijns et l'Espagnol Daniel Juncadella au volant d'un prototype Oreca. "L'Endurance est vraiment un autre style de course", a-t-il résumé.
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