"Réaliste", Ogier admet que ses chances de décrocher un volant en Hypercar en 2022 sont faibles

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ENDURANCE - Sébastien Ogier passera en mode piste le mois prochain. Le Français a décidé de prendre du recul avec le Mondial des rallyes, même s'il ne coupera pas les ponts, pour se consacrer à l'Endurance. Une reconversion qui ne passera peut-être pas de suite par l'Hypercar, son rêve ultime. Il en est conscient et son test avec la Toyota, en novembre prochain, fixera ses ambitions.

Sébastien Ogier (Toyota) au Rallye d'Italie 2021

Crédit: Getty Images

Sébastien Ogier a décidé d'en finir avec les rallyes à plein temps à la fin de la saison. Même s'il n'en restera qu'à huit titres mondiaux - un de moins que le record absolu de Sébastien Loeb, il l'a déjà dit et redit. A 37 ans, le Gapençais a en effet envie de passer à autre chose. A la piste et plus précisément à l'Endurance, en mettant en place un programme mixte l'an prochain, sans exclure des piges ponctuelles en WRC ; une au minimum et quatre au maximum selon lui.
Ça fait là des mois qu'il le martèle, et en juillet dernier il avait un peu plus détaillé ses intentions en révélant avoir obtenu le feu vert de son employeur, Toyota, pour participer à un essai au volant de l'Hypercar victorieuse des 24 Heures du Mans en août dernier. Probablement lors du rookie test à Sakhir, le 7 novembre, au lendemain de la clôture de la saison 2020-2021 à Bahreïn.
En se déclarant favorable à cette nouvelle orientation de carrière, Pascal Vasselon, le directeur de l'équipe en Championnat du monde (WEC) avait prévenu que cela ne pourrait déboucher en aucun cas sur un volant d'usine à courts termes.

"Ouvert à toute étape pour progresser"

Sébastien Ogier, l'homme aux 53 victoires en WRC, avait bien compris le message et jeudi, il a précisé qu'il était prêt à faire son apprentissage dans une catégorie inférieure pour gagner ses galons au plus haut niveau. Car si la Toyota LMP1 ou Hypercar, victorieuse des 24 Heures du Mans ces quatre dernières années au milieu d'une concurrence affaiblie, les prochaines éditions de la classique sarthoise promettent d'être relevées comme rarement avec les retours de Peugeot en 2022, Porsche, Audi et Ferrari en 2023. Ce qui supposera d'aligner des équipages chevronnés. La marque est bien pourvue actuellement dans ce domaine et il n'est pas question d'engager une troisième voiture au Mans. Elle s'y est d'ailleurs toujours refusée au plus fort de la bagarre contre Audi ou Porsche.
"Je pense que je serais ouvert à toute étape pour progresser si c'est nécessaire", a déclaré le Haut-Alpin à autosport.com, repris par son site partenaire motosport.com. "Je comprendrais parfaitement que cela prenne du temps."
"Je ne m'attends pas à sauter dans cette voiture de WEC et à être le meilleur, il faut être réaliste", a-t-il ajouté, précisant que ces premiers essais "donneront une idée", à lui et à l'équipe japonaise, sur la suite.
Faute de baquet en Hypercar, "Seb" Ogier se rabattrait donc sur un volant en LMP2 afin de se construire une expérience.
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