La difficile réforme du WRC

La difficile réforme du WRC
Par AFP

Le 27/07/2003 à 23:45Mis à jour

Les constructeurs et la Fédération internationale de l'automobile ont profité du Rallye d'Allemagne pour discuter du futur format du WRC. Avec des grincements de dents.

Comme en Formule 1, la réduction des coûts est au centre des préoccupations de la Fédération internationale automobile (FIA) et des constructeurs dans le Championnat du monde des rallyes. Toutefois, si les constructeurs ont exprimé un avis favorable à certaines propositions du dernier Conseil mondial de juin dernier, lors de leur réunion mercredi à Trèves, théâtre cette fin de semaine du rallye d'Allemagne, huitième épreuve du Championnat du monde, ils ne sont pas encore parvenus à un accord.

Il semble néanmoins que la réduction des essais, de la durée des épreuves, celles-ci passant de sept jours aujourd'hui (reconnaissances les lundi et mardi, rallye du vendredi au dimanche) à cinq (du mercredi au dimanche), l'abolition des mulets, du gravel-car pour les reconnaissances, flexi-service (pour réduire le nombre des mécaniciens), aient reçu un écho favorable. Seul le nombre d'épreuves à inscrire au calendrier du prochain Championnat du monde parait rester encore en suspens.

Pilotes mécontents

"Quant au fait que le troisième pilote ne devra pas avoir réussi de podium lors des deux saisons précédentes, cela a d'ores et déjà été entériné par le Conseil mondial, ajoutait-il. Il y a eu une proposition de Citroën pour revenir à deux voitures seulement, au lieu de trois, mais elle a été repoussée par les organisateurs et les télévisions".

Les avis émis verbalement par les constructeurs mercredi seront consignés dans un rapport au cours de ce week-end. "Cette réunion de mercredi était officielle mais informelle, il n'était pas question de vote, notait le Kenyan Shekahr Mehta, président de la commission des rallyes de la FIA. Nous nous reverrons au cours du week-end".

Mercredi à Trèves, des voix s'élevaient cependant contre certaines mesures et notamment la réduction des reconnaissances. Les pilotes et copilotes, Carlos Sainz, Robert Reid et Michael Park (copilotes de Richard Burns et Peter Solberg) mettaient notamment l'accent sur les dangers d'une telle décision. Et revendiquaient la présence d'un représentant des pilotes lors des réunions de la commission des rallyes. Marcus Gronholm (Peugeot 206), le champion en titre, lui n'avait pas attendu mercredi pour s'insurger contre la réduction des reconnaissances. Dès l'issue du Conseil mondial de juin, il avait laissé éclater sa colère, employant des mots très durs pour qualifier cette décision.

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