Solberg comme dans un rêve

Solberg comme dans un rêve
Par AFP

Le 13/02/2005 à 17:35Mis à jour

Malheureux au Monte-Carlo, Petter Solberg (Subaru) s'est replacé dans la course au titre en Suède. Par sa superbe et la malchance de Sébastien Loeb (Citroën).

Après son retrait du Monte-Carlo et le succès de son rival français, le Norvégien tenait absolument à s'imposer, à ne pas se laisser distancer. Non seulement il y est parvenu en devançant l'Estonien Markko Märtin (Peugeot 307) et le Finlandais Toni Gardemeister (Ford Focus) mais, de plus, Solberg a vu ses deux plus dangereux adversaires dans la course à la couronne mondiale, Loeb et Marcus Grönholm (Peugeot 307) abandonner.

Déception

Le Français venait de passer sans encombre le cap des trois premières spéciales de la matinée. Il n'en restait que trois. L'opération pouvait être d'autant plus intéressante que Grönholm était parti à la faute dans l'ES16, la deuxième du jour, sorti de la route dans une série de tonneaux. Le Finlandais restait le seul rival pour Solberg. Dès lors, cet accident plaçait le Norvégien sur une voie royale. Il n'avait plus qu'à ramener sa Subaru à l'arrivée. "Profiter de la situation, se relaxer et aller au bout", disait Solberg.

La déception était d'autant plus grande dans le camp Citroën que cet abandon, conjugué aux malheurs de François Duval, condamnait l'équipe de Guy Fréquelin à un "zéro pointé" ... avant que le Belge ne profite de l'abandon du Finlandais Janne Tuohino (Skoda Fabia) dans la dernière spéciale pour ramener un petit point aux chevrons.

Gardemeister et Ford

Gardemeister en tête du championnat pilotes devant Markko Märtin, Ford de celui des constructeurs, c'est cependant le duel Solberg-Loeb qui se dessine une nouvelle fois. Voilà deux ans que le Norvégien et le Français se partagent les victoires, onze chacun, les titres. Loeb au Monte-Carlo, Solberg en Suède, la saison s'annonce plus que jamais indécise entre les deux pilotes. Et Grönholm en troisième homme si le Finlandais redevient le grand Marcus. "Sa sortie m'a beaucoup déçu, notait Corrado Provera, directeur de Peugeot Sport. Il n'aurait jamais dû aller à la faute s'il avait tenu compte de la longueur du Championnat".

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