Un retour en beauté

Un retour en beauté
Par AFP

Le 20/10/2003 à 09:15Mis à jour

Sa Subaru détruite lors des dernières reconnaissances, jeudi, Petter Solberg ne se voyait pas gagner le Tour de Corse, dimanche. Revenu à la deuxième place du championnat du monde à trois points de Carlos Sainz (Citroen), le Norvégien a désormais une bell

Le Norvégien venait de s'imposer devant Carlos Sainz (Citroën) et François Duval (Ford Focus), de remporter la quatrième victoire de sa carrière, la troisième cette saison. Mais surtout la première sur "asphalte". De tous les spécialistes "terre", Marcus Gronholm (Peugeot 206) et Markko Martin (Ford Focus) en tête, Solberg devenait le premier depuis Tommi Makinen à s'imposer sur ce tarmac longtemps réservé aux Français.

Cette victoire possédait d'autant plus de saveur qu'elle avait failli ne jamais être au rendez-vous. Jeudi matin, Solberg croyait bien avoir tout perdu dans un terrible accident aux essais. Voiture détruite, l'équipe Subaru se demandait même si l'Impreza était réparable.

"Plus belle récompense"

Ce "miracle" laissait augurer d'un destin favorable après une première journée en demi-teinte sur les routes sèches des environs d'Ajaccio. Samedi, le ciel se chargeait de donner ce petit "coup de pouce" supplémentaire sous forme d'averses, de conditions abominables où chacun jouait à la loterie à chaque choix de pneumatiques avant le départ des spéciales.

François Duval et Carlos Sainz étaient à la lutte pour la deuxième place. Avec pour l'Espagnol, deux points précieux à gagner dans l'optique du titre mondial. Que croyez-vous qu'il arriva dans un duel opposant l'expérience du vétéran Ibère, à l'un des plus jeunes pilotes du Mondial ?

"Rien n'est perdu"

Le Français pouvait être déçu. Quatre temps scratches dimanche matin ajoutaient à ses regrets. Ce Tour de Corse était à sa portée. Un succès lui aurait permis de se placer idéalement dans la course au titre. Au lieu de cela, la situation se compliquait sérieusement. "Cela devient plus difficile. Mais rien n'est perdu", se persuadait Loeb dimanche soir.

Comme Peugeot voyait l'écart sur Citroën se creuser un peu plus chez les constructeurs. Quinze jours après le San Remo, la Corse n'avait pas répondu à l'attente de la marque au Lion. Et même si Marcus Gronholm était parvenu à devancer Colin McRae (Citroën Xsara), Gilles Panizzi ne pouvant faire mieux que 6e devant Tommi Makinen (Subaru Impreza) et Burns.

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