Solberg dans un fauteuil

Solberg dans un fauteuil
Par AFP

Le 04/09/2004 à 07:00Mis à jour

Petter Solberg (Subaru) a conforté sa place de leader au Rallye du Japon samedi, à l'issue de la deuxième étape. Le Norvégien, champion du monde en titre, devance désormais Sébastien Loeb (Citröen) de plus d'une minute. Markko Martin a ravi la troisième p

Alors que derrière, l'Espagnol Carlos Sainz (Citroën Xsara), le Finlandais Marcus Gronholm (Peugeot 307) et le Belge François Duval (Ford Focus) étaient à la lutte pour la quatrième place. "Il y a un coup à jouer. La clé sera le choix des pneus", avait déclaré le Français vendredi soir. Il avait vu juste. Sans savoir que ce serait lui le perdant et Solberg qui tirerait le gros lot.

La controverse des pneus

"On s'est trompés dans le choix de pneus, expliquait Loeb. On a opté pour des durs, il aurait fallu des tendres. Solberg en a profité pour prendre le large. On pensait trouver un revêtement sec et, en fait, la terre s'est retournée avec le passage des voitures et c'est devenu humide. Nous n'avions aucune indication, n'ayant pas droit aux ouvreurs, les gars chargés de la météo n'ayant pas l'autorisation de se déplacer dans les spéciales. Voilà, Pirelli et Subaru ont fait le bon choix en partant en gomme tendre."

Solberg: "Loeb est toujours là"

Tommi Makinen, ouvreur de l'épreuve nippone, ne se trouve-t-il pas au volant d'une... Subaru ? Le résultat était là. Pour Solberg la victoire se profilait. Loeb, lui, pouvait néanmoins réaliser une bonne opération en gardant cette deuxième place qui lui permettrait de creuser un peu plus l'écart au Championnat. "On est deuxième avec un peu d'avance sur le troisième, indiquait Loeb. L'objectif sera donc de garder la position". Ajoutant sans trop y croire: "Même si ce n'est pas fini. Il (Solberg) peut se planter aussi...".

"J'avais deux voitures rouges derrière moi, constatait Solberg. Et c'est la mauvaise qui a connu des problèmes. C'est comme ça depuis le début de l'année. Loeb, lui, est toujours là, ne connaît pas le moindre ennui. Quand il ne gagne pas, il finit placé et, rallye après rallye, il augmente ainsi son avance en tête du Championnat." "Maintenant, il me reste à ne pas commettre la moindre erreur, ni faire de mauvais choix de pneus comme vendredi , poursuivait le Norvégien. On ne peut jamais être relaxe, mais on peut désormais contrôler."

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