Solberg taille patron

Solberg taille patron
Par Eurosport

Le 06/09/2004 à 06:15Mis à jour

Petter Solberg (Subaru Impreza) a logiquement remporté le rallye du Japon, dimanche à Obihiro. Mais en prenant la deuxième place derrière le Norvégien, Sébastien Loeb (Citroën) a fait un nouveau pas vers le titre de champion du monde. Markko Martin (Ford)

Mais, plus encore que l'Estonien Markko Martin (Ford Focus), le troisième homme du podium, ou Marcus Gronholm (Peugeot 307) et Carlos Sainz (Citroën Xsara), les suivants au classement, Solberg pouvait nourrir une certaine déception au soir de son troisième succès de la saison (après la Nouvelle-Zélande et la Grèce). L'épreuve nippone venait de sonner un peu plus le glas des minces espoirs qui lui restaient de conserver son titre.

Petter le fataliste

Le Norvégien, ainsi que Markko Martin, avait fait du Japon un rendez-vous de la dernière chance dans la lutte avec Sébastien Loeb au Championnat. Si la victoire était impérative pour les pilotes Subaru et Ford, encore fallait-il que le Français soit distancé afin de réduire un écart devenu important. "Sébastien a fait un super boulot jusqu'à maintenant. Il sera très dur de revenir sur lui", reconnaissait Martin. "S'il continue comme ça, personne ne pourra l'arrêter", insistait Sainz. Quant à Marcus Gronholm, il avait d'ores et déjà abdiqué. "Je ne pense pas que quelqu'un puisse le rattraper", déclarait le Finlandais.

Aux portes de la gloire

Cinq victoires, trois deuxième place, deux quatrième, un seul abandon, en Turquie (carter moteur percé), Sébastien Loeb paraît plus indéboulonnable que jamais à cinq épreuves du but. Un parcours sans faute. Doté d'une Xsara incassable, Loeb manifeste assurance et brio. Le Français n'a pas son pareil pour imprimer un rythme, que lui juge à sa main, le premier jour des rallyes. Pour voir. Ensuite, le Français hausse le ton quand il sent la victoire à sa portée. Bien souvent ses rivaux craquent, partent à la faute.

Au Japon encore cette tactique a bien failli réussir. Les commissaires japonais en ont voulu autrement. En interdisant aux hommes de Michelin et Citroën chargés de la météo d'oeuvrer sur les spéciales de samedi matin, Loeb a dû laisser Solberg s'échapper. Le pilote Subaru avait quant à lui bénéficié des bonnes indications pour un choix de pneus adéquat.

Dès l'an passé pourtant, Loeb avait bien failli réussir un incroyable coup d'éclat, n'échouant que sur le fil, en Grande-Bretagne, face à Petter Solberg justement, sacrifiant sa quête du Graal au nom de l'intérêt général de Citroën, du titre constructeurs. Cette fois, l'objectif est en passe d'être atteint. Et de quelle façon ! Pour Loeb, le sacre se précise. Dimanche au Japon, le Français a fait un pas de plus vers le titre...

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