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3 questions à G. Fréquelin
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Publié 11/03/2004 à 13:00 GMT+1
Après deux magnifiques victoires de Sébastien Loeb à Monte Carlo et en Suède, le patron de Citroën Sport a voulu préserver ses troupes d'un excès de confiance avant le Rallye du Mexique.
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Confirmation à Monte Carlo, "première" en Suède. Deux victoires consécutives pour la Xsara WRC, c'est inédit. Comment gérez-vous ce "temps fort" dans l'histoire de Citroën ?
Guy Fréquelin : J'essaie de préserver le surcroît de confiance apporté par ces résultats tout en faisant en sorte que nous ne cédions pas à l'euphorie. J'ai pris la précaution de dire à l'équipe que nous allions forcément connaître des jours moins agréables. Sans aller jusqu'au pessimisme, j'ai insisté sur ce point, afin que nous soyons mentalement prêts pour les moments contraires. Côté motivation, aucune baisse à redouter : l'épreuve mexicaine, différente des deux manches précédentes, apporte l'excitation de la nouveauté. Nous sommes tous impatients de la découvrir !
Comment avez-vous préparé ce pas dans l'inconnu ? En fonction de cette préparation et des renseignements recueillis, quelles sont, selon vous, les clés de l'épreuve mexicaine ?
G.F. : Sébastien a effectué les reconnaissances de l'édition 2003. Un ingénieur voiture était du voyage. Nous avons exploité les données rapportées et essayé de trouver un terrain d'essais adéquat. Nous avons aussi intégré les paramètres spécifiques à l'épreuve, notamment l'altitude élevée à laquelle elle se déroule. Sur ces bases, nous avons bien travaillé. Cela dit, la part d'inconnu reste importante. Elle recèle peut-être la spécificité ignorée, le "truc" imprévu, le grain de sable&hellip La clé sera, dans ce cas, la capacité de l'équipe à réagir pour procéder très vite aux ajustements nécessaires...
Compte tenu de tout ceci, comment évaluez-vous les chances de Citroën ?
G.F. : Il est difficile de quantifier nos chances dans un rallye que l'on ne connaît pas. Nous avons montré en fin d'année que la Xsara était rapide sur toutes les surfaces. A Monte Carlo, on a pu constater que nous avions conservé notre potentiel et en Suède que nous avions élargi notre palette. Si j'étais entraîneur de football ou de rugby, je dirais que nous avons désormais un 'fond de jeu' qui nous permet de nous débrouiller en terrain adverse. Nous allons essayer de gagner, et nous ferons le point sur ces espoirs de victoire au soir de la première étape. Quant aux objectifs, ils sont comme d'habitude dictés par le règlement : deux voitures à l'arrivée dans les cinq premiers, et au moins une sur le podium...
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