Fréquelin: "Réagir"

Fréquelin: "Réagir"
Par Eurosport

Le 15/08/2007 à 07:57Mis à jour

Le directeur de l'écurie Citröen, Guy Fréquelin, tire les enseignements du rallye de Finalnde et se tourne vers l'épreuve allemande.

Le rallye de Finlande n'a pas été facile à négocier pour l'équipe Citroën Sport. Est-ce une course à oublier ? Quels enseignements en avez-vous tirés ?

Guy Fréquelin : "Alors que nous étions confiants au départ, cela a été plus compliqué que prévu et au final le résultat ne joue pas en notre faveur. Les écarts se sont même encore creusés. Cependant, nous devons nous servir de ce qui n'a pas fonctionné, en tirer les conséquences, essayer de comprendre pour ne pas commettre de nouveau les mêmes erreurs. Dès le samedi soir, des solutions ont été trouvées. Il existe plusieurs voies de progrès possibles que nous allons creuser. Durant ce week-end, nous avons expérimenté combien, en Finlande plus qu'ailleurs, il est difficile de transposer en course ce que nous avons observé en essais, où la répétition des allers-retours gomme l'effet découverte que l'on subit pendant le rallye. En tests, la C4 nous a donné l'impression d'être très efficace en grande courbe, ce qui ne s'est pas vérifié pendant la manche où le facteur connaissance du terrain a joué pour les Scandinaves. Les pilotes y atteignent de telles vitesses que la moindre correction, la moindre hésitation, font perdre du temps."

L'Allemagne a été la chasse gardée de la Xsara entre 2001 et 2006. Pensez-vous que la Citroën C4 soit en mesure de reprendre le flambeau ?

G. F. : "Je le souhaite et l'espère. Cette épreuve doit nous servir de base pour amorcer notre retour dans les deux Championnats. Les essais préparatifs nous ont apporté des éléments de réponse intéressants que nous espérons voir se confirmer en course."

Comment expliquez-vous la domination de Citroën et de Sébastien Loeb sur cette manche ? Est-ce que cela vous rend confiant pour cette édition ?

G. F. : "Plusieurs choses entrent en ligne de compte. Nous avons tout d'abord transposé notre culture acquise en Championnat de France au WRC, pour élaborer nos voitures et pour notre approche de l'évènement. Ensuite, nous possédons des pilotes qui sont à l'aise sur l'asphalte, contrairement à d'autres qui le sont un peu moins. De son côté, Sébastien a toujours eu un bon feeling. Est-ce que ces éléments me rendent serein ? Sûrement pas ! Les caractéristiques du 'Deutschland' en font un rallye difficile. A cela, s'ajoute l'enjeu que ce week-end représente pour la suite de la saison, et vous comprendrez pourquoi toute l'équipe et moi-même sommes encore plus prudents que de coutume mais ô combien motivés."

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