Loeb, Argentin content

Loeb, Argentin content
Par Eurosport

Le 29/04/2012 à 22:00Mis à jour Le 30/04/2012 à 13:29

L'histoire d'amour entre Sébastien Loeb (Citroën) et le pays des Gauchos s'est traduite par une septième victoire consécutive ce week-end.

Le palmarès de Sébastien Loeb laisse assurément apparaître un vide en 2010. Cette année-là, il n'avait pas gagné le Rallye d'Argentine, puisqu'il ne figurait pas à l'agenda du WRC… Car depuis 2005, la règle ne souffre d'aucune exception : le Français a systématiquement gagné en Amérique du Sud. Dimanche, il a donc signé sa septième victoire d'affilée, accessoirement sa soixante-dixième en carrière depuis 2002.

Avec des spéciales d'un format XXL de 51 voire même 65 kilomètres (ES14, le record 2012) - soit deux fois plus que ce qu'il se pratiquait ces dernières années - sur des terrains alternant portions ultra rapides et passages sinueux, l'octuple champion du monde n'a jamais eu le sentiment que ce nouveau triomphe lui était promis. Même lorsque, en pleine bagarre avec son coéquipier Mikko Hirvonen, son équipe Citroën WRT a décidé de figer les positions - à son avantage - après l'épreuve spéciale 9, samedi à mi-journée. Sortie sans point du dernier rallye, au Portugal, pour cause d'accident de la la DS3 numéro un et d'irrégularité technico-administrative sur la numéro trois, le Double chevron ne voulait pas passer un doublé facilement à sa portée suite aux déboires de Ford WRT. Jusqu'au bout, Loeb a été professionnel et "Hirvo" compréhensif.

Sordo perd le podium dans la power stage

A l'arrivée, le crack alsacien s'est réjouit de cette belle conclusion, même si l'ultime spéciale primée ne lui a rapporté aucune point. "Soixante-dix victoires, c'est vrai que ça commence à faire beaucoup", a-t-il déclaré. "Ce que je retiens surtout, et c'est l'essentiel, c'est qu'on marque beaucoup de points pour les deux championnats, Pilotes et Constructeurs. En plus, l'Argentine, c'est un rallye mythique, piégeux, difficile, qui me plaît beaucoup, et ça fait sept fois de suite. C'est assez incroyable pour moi, impressionnant, alors qu'il m'est déjà arrivé de gagner plusieurs fois de suite sur asphalte, comme en Allemagne. J'aime beaucoup ce rallye, l'ambiance, et peut-être que le soutien des gens me motive. J'ai fait trois tête-à-queue le vendredi, c'est inhabituel pour moi, alors après on a fait quelques changements de réglages et ça allait mieux. C'est bien d'avoir réagi ici après n'avoir marqué aucun point au Portugal. On a fait une bonne course d'équipe, c'est un bon rallye, mais pas encore une bonne période, alors espérons qu'elle durera un petit peu. Mikko [Hirvonen] a montré qu'il était capable d'aller très vite, mais il nous a aussi facilité la tâche en acceptant et en appliquant les consignes de course, alors que la bagarre n'était plus qu'avec lui. Il faudra encore compter avec lui sur les prochaines courses". A la clé pour le natif d'Haguenau, une troisième victoire en cinq rallyes cette saison et un statut de numéro un mondial renforcé.

Sacrifié sur l'autel de la discipline, finalement deuxième à 15"2, Mikko Hirvonen n'a eu de cesse de préciser qu'il acceptait la règle du jeu. Si Loeb est aujourd'hui à la tête de 91 points, il ne s'estime sûrement pas décroché avec 70 points au compteur ; même si Petter Solberg, le grand déçu du clan à l'Ovale bleu, reste deuxième dans la hiérarchie du WRC, avec 73 unités. Auteur d'une grosse sortie de route dès l'ES4 vendredi, le champion du monde 2003 est parvenu à remonter de la onzième à la sixième place finale, après un coup de théâtre dans le dernier chrono : l'abandon sur rupture de courroie d'alternateur de son coéquipier de circonstance Dani Sordo, remplaçant de Jari-Matti Latvala, blessé. Cette mésaventure a aussi fait le bonheur du jeune Norvégien Mads Ostberg (Ford Adapta), victorieux sur tapis vert au Portugal, et propulsé in extremis sur le podium.

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