On sait que peu de copilote vivent de leur métier dans l'univers du rallye même de haut niveau. Êtes-vous pro ou amatrice ?
Isabelle Galmiche : Je n'ai jamais eu un statut pro. A la base, je suis juste une professeure de maths et passionnée de rallye depuis de nombreuses années. Je fais des rallyes en amatrice depuis 1984.
Est-ce que quelque chose vous prédestinait à faire du rallye ?
Rallye Monte Carlo
Isabelle Galmiche, copilote de Sébastien Loeb : "J'ai toujours aimé la vitesse"
20/01/2022 À 18:30
I. G. : J'ai toujours aimé la vitesse, les sensations un peu fortes. Jeune déjà, j'allais sur les spéciales avec mon frère. J'ai toujours accroché. Je crois que je suis passionnée depuis toujours.
Comment s'est fait la connexion avec Sébastien Loeb ?
I. G. : On participait au Challenge Trophy Citroën. On s'est rencontré par le biais des formules de promotion Citroën.
Plus tard, vous avez commencé à collaborer avec lui en faisant des remplacements en WRC.
I. G. : J'étais sa copilote de secours, en quelque sorte, quand Daniel [Elena] n'était pas disponible pour participer aux séances d'essais. J'ai assuré ma première séance officielle avec Seb en 2011 et j'en ai ensuite fait pas mal avec lui chez Citroën, et également chez Hyundai. Depuis quelques années, j'étais également copilote ouvreuse avec Patrick Magaud pour Seb.
Daniel Elena se plaignait souvent d'être installé trop bas dans la voiture pour voir suffisamment la route. Qu'en est-il pour vous dans la Ford Puma ?
I. G. : Je rejoins Daniel sur ce point : j'aime bien voir un minimum la route et dans la Puma c'est top. Je suis super bien installée. Rien à dire.
Avez-vous ajouté votre touche personnelle au système de notes de Daniel ?
I. G. : Sébastien a un système bien établi et je n'interviens pas là-dedans. Le rôle du copilote est de redonner les infos que lui donne le pilote. J'ai roulé avec beaucoup de pilotes, et à chaque fois je me suis adaptée.
Pour le grand public, le rôle de copilote se résume à annoncer ces notes. Mais c'est plus que ça : il faut aussi parfois aider pour réparer, comme Daniel l'a souvent fait…
I. G. : Tout à fait. J'ai les infos dont j'ai besoin pour intervenir. Durant les séances d'essais, j'ai eu pas mal de détails et d'explications sur la voiture de la part des ingénieurs et des mécaniciens, par rapport au tableau de bord, à la console. Sur la réglementation aussi, qui a bien changé avec les hybrides. Question mécaniques, Seb sait et je serai là en cas de besoin.
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A part les notes, dans quels domaines échangez-vous avec Seb ?
I. G. : A tous les niveaux sur le ressenti de la voiture.
Et Daniel ?
I. G. : En fait, on se connaît très bien de par mon expérience d'ouvreuse pour eux. Il n'y a aucun problème : je sais que je peux l'appeler pour toute question. Bien entendu, il me répond.
Quelles conditions de route sont attendues de jeudi soir à dimanche à midi ?
I. G. : Ce sera un rallye a priori sec, ce qui n'est pas très courant pour un Monte-Carlo. Dans la spéciale 11/13 (samedi), il y aura juste de la neige et de la glace.
Le retour de la "Nuit du Turini" (jeudi soir) sera aussi un grand moment.
I. G. : Oui, c'est une spéciale mythique. Je l'ai faite en 2009, en IRC. L'ambiance au col est géniale.
Les WRC démarraient déjà comme des catapultes mais là, avec les 500 chevaux de l'hybride cette année, ça pousse encore plus !
I. G. : Oui, ça pousse vraiment fort. L'hybride accentue le phénomène.
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