Le défi est innovant et constitue une première : achever un tour du monde en misant uniquement sur « la force humaine, physique et mentale », sans l’aide des éléments (vent…) ou de phénomènes mécaniques (vapeur….). Notre Philéas Fogg des temps modernes s’est donc élancé dimanche 13 janvier du parvis de la cathédrale Notre-Dame direction la péninsule ibérique.
Il activera ses mollets galbés pour arpenter la planète dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. Il effectuera en effet alternativement son périple de 30.000 kilomètres sur un VTC (Vélo Tous Chemins) et à bord d'un cyclomer, autrement dit, d'un petit bateau habitable, insubmersible et autoredressable. D'une longueur de 7,50 mètres, l'embarcation est pourvue de panneaux solaires destinés à alimenter en électricité des appareils de communication (téléphone-satellite, GPS etc.).
Le voyage se décompose en trois étapes terrestres (Paris-sud du Portugal, Floride-Alaska et Sibérie-Paris soit 20.000 kilomètres) et deux océaniques (traversée de l'Atlantique puis du Pacifique nord, soit 10.000 kilomètres).
Yoz Mag
Yoz mag part 1
12/04/2008 À 10:00
Une aventure non polluante
De laborieux moments de solitude en perspective. Ils n'effraient pas l'intrépide qui aspire « à s'émerveiller, à apprendre, à rêver et à faire rêver ». « Mon carburant, c'est l'appétit de découverte et de connaissance » , explique-t-il. Sa démarche a, à ses yeux, d'abord une visée éducative. Au fil du parcours, il concoctera en partenariat avec l'Agence De l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie (ADEME) des fiches pédagogiques sur différents thèmes comme la biodiversité, les milieux naturels et la géographie. Des données qui seront ensuite compilées et consultables par les enseignants et les parents.
L'homme au gabarit modeste (1,65 mètre, 54 kilos) est assurément un partisan de la cause écologique. Il rappelle que pareille aventure est absolument non polluante dans la mesure où il produira 0 % de CO2. De même, cet ingénieur diplômé de L'Ecole Spéciale des Travaux Publics entend préserver une certaine authenticité et refuser le mercantilisme. A l'heure du départ, le budget n'était d'ailleurs pas totalement financé. Surtout, il souhaite prouver qu'un tel projet est accessible au commun des mortels, « la seule chose qu'il faut étant la volonté et la ténacité ». Vraiment ?
Yoz Mag
Yoz mag part 2
12/04/2008 À 09:44
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Yoz mag part 3
12/04/2008 À 09:30