Petacchi est prêt

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Rassuré par sa victoire lors de la dernière étape de Tirreno-Adriatico, Alessandro Petacchi (Milram) se sent prêt à défendre son titre samedi, sur Milan-San Remo. Malgré une forte concurrence, menée par le champion du monde Tom Boonen, et les critiques su

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Milan-San Remo, c'est sans conteste le chef d'oeuvre de la carrière d'Alessandro Petacchi. Sur la liste des 115 victoires que compte l'imposant palmarès du Transalpin, le succès acquis il y a tout juste un an sur la Via Roma pèse aussi lourd que les 114 autres réunis. Ou presque. Ce jour-là, Petacchi a changé de dimension. Définitivement. Une fois sacré, il n'était plus un simple sprinter, aussi grand soit-il, mais un champion accompli, lauréat d'une des classiques les plus prestigieuses du circuit.
Douze mois plus tard, le Spezian rêve maintenant de doubler la mise. Petacchi n'a rien oublié du choc qu'a produit sur lui la Primavera. "Je veux connaître de nouveau la même émotion", avoue l'Italien, qui continue de penser à la trace qu'il laissera dans les livres et les mémoires. "Dans les deux-trois prochaines années, je veux gagner autre chose que les étapes des grands tours. Il me faut des victoires prestigieuses", souligne-t-il. En s'imposant l'an dernier, il avait franchi un premier pas décisif. Il lui faut à présent s'inscrire dans la durée.
Milram devra se montrer à la hauteur
Depuis son triomphe du printemps 2005, beaucoup de choses ont changé dans la carrière de Petacchi. Le principal concerne sa tunique. Exit le train bleu et blanc de la Fassa Bortolo, la firme italienne s'étant retirée des pelotons. Ale-Jet a donc uni son destin à celui de la nouvelle formation Milram et l'un de ses principaux rivaux d'hier, Erik Zabel, est aujourd'hui son principal allié. Pour le meilleur ou pour le pire? Milan-San Remo tombe à pic pour apporter un début de réponse. A eux deux, ils ont remporté cinq fois la Classicissima, dont Zabel est un immense spécialiste.
S'il n'a plus sa point de vitesse de jadis à 35 ans bien tassés, l'Allemand reste toutefois une menace réelle sur une course de ce type, où il faut à la fois digérer les 300 kilomètres du parcours et ses difficultés finales, comme la Cipressa et le Poggio, afin de conserver du jus pour le sprint final. Cela, Zabel sait faire. Est-il prêt à se sacrifier pour Petacchi sur Sa course? Possible. Il a joué le jeu sur Tirreno en tout cas. De l'entente entre les deux hommes dépend en grande partie la chance de l'équipe Milram de contenir une concurrence affamée, à l'image de Tom Boonen et Thor Hushovd, qui ont tous els deux battu Petacchi cette saison.
Le cas Zabel mis à part, Petacchi semble disposer d'une force de frappe moins impressionnante que les années précédentes. S'il peut toujours compter sur Fabio Sacchi et Marco Velo, deux éléments clés l'ancien train de la Fassa, il a en revanche perdu Guido Trenti et surtout Matteo Tosatto, qui roule désormais pour... Boonen et Quick Step. L'absence de Mirko Celestino, chargé de neutraliser les échappés, complique encore un peu la donne. Sur Tirreno-Adriatico, les Milram ont parfois donné des signes de fragilité lorsque la course se durcissait. On peut donc s'attendre à un travail de sape et des attaques en règle, notamment dans le Poggio.
Cipollini: "Petacchi va fort"
Combien d'hommes le Spezian aura-t-il encore autour de lui au moment de l'emballage? Peut-être moins que les années précédentes. Heureusement, l'ultime étape de Tirreno, mardi, a rassuré Petachci à ce sujet. "C'était un sprint parfait et je veux remercier mes équipiers: Knees et Poitscke ont mené le peloton sur le circuit final. Cortinovis a accéléré. Sacchi, Velo et Zabel m'ont amené jusqu'aux 180 derniers mètres. Tout le monde a fait un super boulot", s'est-il réjoui. Et comme par hasard, Petacchi a gagné.
Il ne reste plus qu'à réécrire ce scenario idéal samedi. Mais là-bas, tout sera plus compliqué. La star italienne ne l'ignore pas. Contrairement aux années précédentes, Petacchi ne détient pas seul les clés de la course. Par le passé, si tout se déroulait normalement, il s'imposait quasiment à coup sûr. Ce n'est plus le cas. Boonen, lui aussi très sûr de sa force, sait qu'il peut dominer son rival à la régulière. Chacun est convaincu de sa victoire, mais il n'y aura pas de place pour deux sur la plus haute marche du podium. "Petacchi va très, très fort, il m'a impressionné ", juge cependant Mario Cipollini en observateur avisé. Attention, Petacchi n'a pas dit son dernier mot.
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