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Révolution dans le peloton : il y aura un coureur de moins par équipe dès 2017

Révolution dans le peloton : il y aura un coureur de moins par équipe dès 2017

Le 29/11/2016 à 16:16

CYCLISME - Les organisateurs de courses cyclistes, parmi lesquels ASO (Tour de France, Vuelta) ou RCS Sport (Giro) notamment, ont annoncé vendredi leur décision de réduire le nombre de coureurs par équipe au départ de leurs épreuves. Il y aura ainsi 8 coureurs par formation, et plus 9, au départ des Grands Tours, et 7 au lieu de 8 sur les autres courses. Et ce dès le début de la saison 2017.

C'est une petite révolution dans le monde du cyclisme. Le peloton sera un peu plus réduit à partir de la saison prochaine. L'AIOCC (Association Internationale des Organisateurs de Courses Cyclistes) a en effet décidé ce vendredi, en accord avec les sociétés organisatrices ASO (Tour de France, Vuelta, Paris-Nice, Liège-Bastogne-Liège, Paris-Roubaix), Flanders Classics (les classiques flandriennes) et RCS Sport (Giro, Tirreno-Adriatico, Milan-Sanremo), de réduire de 9 à 8 le nombre de coureurs sur les Grands Tours et de 8 à 7 sur les autres épreuves. Une nouvelle donne qui prendra effet dès le début de la saison prochaine, le 1er janvier 2017.

Les organisateurs ont expliqué cette réduction du peloton par un objectif double : assurer la sécurité des coureurs, tout en évitant les courses trop verrouillées par les équipes les plus denses du plateau. Les organisateurs veulent ainsi "améliorer les conditions de sécurité des coureurs au sein d’un peloton moins imposant sur des routes de plus en plus équipées de mobilier urbain" et, "conséquence heureuse du premier (objectif)", "rendre plus compliqué le verrouillage de la course et donner davantage de souffle sportif aux épreuves pour la plus grande joie des fans de cyclisme", écrivent-ils dans leur communiqué.

Toutes les courses majeures sont concernées

Ces derniers mois, plusieurs accidents impliquant des cyclistes et des motos ont eu lieu, entraînant le décès tragique du Belge Antoine Demoitié, percuté par une moto sur Gand-Wevelgem en mars dernier. L'UCI, par la voix du responsable de sa "commission route" avait alors plaidé pour la réduction du nombre de motards encadrant le peloton.

L'aspect stratégique avancé par les organisateurs fait lui écho aux critiques sur les courses, à étapes notamment, gelées par les choix de course d'équipes de leaders, comme la Sky de Chris Froome. En réduisant le nombre d'équipiers, les responsables espèrent redynamiser des épreuves parfois sclérosées par le nombre d'équipiers - parfois des leaders de rechange - capables de protéger les stars du peloton.

Cette nouvelle donne s'appliquera sur toutes les courses majeures du calendrier, soit les trois grands Tours (Tour, Giro et Vuelta) et de nombreuses classiques comme Paris-Roubaix, le Tour des Flandres, Liège-Bastogne-Liège ou Milan-Sanremo. Les sociétés organisatrices ont précisé que le nombre d'équipes présentes sur les courses (22 pour les Grands Tours) restait, lui, inchangé.

"Pourquoi ne pas essayer ?"

Si nombre d'équipes se sont déclarées par le passé opposées à une réduction du nombre de leurs coureurs dans les grands rendez-vous, d'autres estiment que l'intérêt supérieur du cyclisme doit prévaloir. "Pourquoi ne pas essayer ?", a réagi vendredi soir Marc Madiot, qui dirige la FDJ, auprès de l'AFP. "C'est une option pour rendre leur intérêt aux courses, comme pourraient l'être (l'interdiction en course des) oreillettes ou capteurs de puissance. Si les courses sont attractives avec 8 coureurs, partons pour 8 coureurs. Si elles le sont avec 6, partons pour 6".

"L'impératif de sécurité s'impose à nous", a pour sa part déclaré Christian Prudhomme, directeur du Tour, réélu pour un troisième mandat de quatre ans à la présidence de l'AIOCC. "Par exemple, nous allons doubler dans le final des étapes de plaine les barrières inclinées qui présentent de meilleures garanties pour les coureurs et nous allons renoncer à l'arche gonflable de la flamme rouge. C'est un ensemble de mesures dans lequel la réduction de nombre de coureurs est évidemment un élément important".

Tour de France 2016 - Le peloton devant le Mont-Saint-Michel, lors de la 1re étape

Tour de France 2016 - Le peloton devant le Mont-Saint-Michel, lors de la 1re étapeAFP

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