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Humour à l'italienne
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Publié 18/05/2005 à 10:50 GMT+2
Damiano Cunego et Gilberto Simoni ont livré un drôle de numéro mardi devant la presse, lors de la journée de repos. Les deux meilleurs ennemis de la Lampre se sont présentés en tenue de boxeur, tournant en dérision leur rivalité. Reste à savoir s'ils gard
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Damiano Cunego et Gilberto Simoni n'ont peut-être pas grand chose en commun, en dehors d'une animosité réciproque, mais les deux Italiens partagent au moins le sens du spectacle, et celui de l'humour. Présentés par la presse italienne comme les deux ennemis jurés du cyclisme transalpin, ils ont profité de la journée de repos, mardi, à Ravenne, pour jouer de cette rivalité devant la presse, en se présentant en tenue... de boxeurs ! Un coup plutôt cocasse, joliment préparé, auquel les deux hommes se sont visiblement prêtés avec plaisir.
Cunego, peignoir blanc, face à Simoni, de noir vêtu. Gants aux mains, les deux rivaux ont fait mine de se taper dessus, pour le plus grand bonheur d'un parterre de photographes hilares, le tout orchestré par la musique de Rocky, en fond sonore. Une parodie qui fera date en tout cas dans l'histoire des points presse ! " Dommage que Ivan Basso ne soit pas là pour prendre des coups ", ont plaisanté les deux derniers lauréats du Giro.
"La course décidera"
Amusante sur la forme, cette mise en scène change-t-elle vraiment la donne sur le fond? Pas sûr. Damiano Cunego et Gilberto Simoni sont-ils réellement prêts à unir leurs efforts pour ramener le maillot rose à Milan, sur les épaules de l'un ou de l'autre, mais en tout cas au sein de leur équipe? Cela reste à démontrer. Ces deux-là auraient pourtant intérêt à unir leurs efforts. La résurgence de la guéguerre de l'an passé risquerait de s'avérer fatale pour la Lampre, compte tenu du contexte, beaucoup plus relevé, et notamment de la présence de Basso.
Devant les journalistes, les deux compères sont d'ailleurs restés très prudents quant à la suite des opérations. Sur l'issue du Giro, mais aussi sur le scénario de la course. "La course décidera", affirme Cunego. "Si nous arrivons à rester unis, alors nous aurons de meilleures chances de l'emporter. Je ne suis pas nerveux, j'attends la montagne. C'est là que le véritable duel commencera", assure de son côté Simoni, qui se garde donc bien d'évoquer une union sacrée.
La course dictera leur attitude commune, mais Claudio Corti, le team manager, peut se préparer quelques nuits agitées... Un début de réponse sera apporté dès jeudi, avec la première grande étape de montagne, dans les Dolomites. Pendant ce temps, Ivan Basso, le troisième larron prêt à tirer les marrons du feu, s'est montré indifférent devant toute cette agitation. Sûr de lui, le leader de la CSC a prévenu: "La clé du Giro, ce n'est pas l'alliance des uns ou des autres, l'attaque ou la riposte. Le plus important, ce sont mes jambes, celles de Cunego, celles de Simoni et celles des autres."
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