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Le sacre du galérien
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Publié 29/05/2005 à 21:00 GMT+2
L'Italien Paolo Savoldelli (Discovery-Channel) a été sacré grand vainqueur du 88e Giro, dimanche à Milan. A ses côtés sur le podium, son compatriote Gilberto Simoni (Lampre) et l'étonnant Vénézuélien Rujano (Selle Italia). Alors que Petacchi remportait la
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Crédit: Eurosport
Drôle et sacré Giro 2005 ! Une chose est sûre, la 88e édition du Tour d'Italie restera dans les annales. De part son scénario car son vainqueur, Paolo Savoldelli, a finalisé son succès sur l'avant-dernière étape. Mais aussi de part l'écart infime entre les deux premiers du général après trois semaines de course puisque Savoldelli et Simoni ne sont séparés que de 28 secondes. Et enfin, il ne faut l'oublier, le lauréat de ce Giro est un estropié qui revient au plus haut-niveau après trois ans de galère.
Le doublé de Savoldelli
Trois ans après son premier succès, l'Italien Paolo Savoldelli a donc remporté son deuxième Giro. En s'arrachant, tout simplement. Leader de l'équipe Discovery Channel en l'absence de l'Américain Lance Armstrong, Savoldelli est parvenu à garder le maillot rose dans les huit derniers jours de course après l'avoir revêtu dans les Dolomites, le massif montagneux du nord fatal à l'Italien Ivan Basso (gastro-entérite).
Jusqu'au bout, Savoldelli a résisté aux assauts de Simoni et du surprenant Rujano. Car la course a bien failli lui être fatale, samedi, à la veille de l'arrivée. L'Italien Savoldelli s'est retrouvé en difficulté dans le terrible col de la Finestre avec ses 8 km de terre battue. Avant de se reprendre dans la descente et de limiter la casse dans le col d'arrivée à Sestrières.
Bilan, au classement général final, le coureur de Bergame précéde Simoni de 28 secondes. C'est simple, c'est l'écart le plus faible de ce dernier quart de siècle dans le Giro. Il faut en effet remonter à 1976 pour trouver trace d'un écart plus petit. Cette année là, le champion italien Felice Gimondi a devancé le Belge Johan De Muynck de 19 secondes d'avance. C'est dire le combat que se sont livrés pendant trois semaines Savoldelli, Simoni et... Rujano.
Rujano, la révélation
Guillen Rujano, justement parlons-en ! L'inconnu, le surprenant Vénézuélien est sur la troisième marche du podium, avec seulement 45 secondes de retard. Du coup, il est devenu le premier Sud-Américain à réaliser telle performance. Mieux. Il est même la grande révélation de l'épreuve.
A 23 ans, il a enlevé un étape (vainqueur de la 19e étape à Sestrières) et le maillot vert du classement du meilleur grimpeur. Le tout pour sa première participation à un grand Tour. Rujano, qui a encore un an de contrat avec la formation Selle Italia, pourrait bien être "chassé" dès la fin de saison par des équipes du Pro Tour. Quant à Simoni, 33 ans, il est monté pour la sixième fois sur le podium du Tour d'Italie qu'il a remporté déjà à deux reprises (1er en 2001 et 2003, 3e en 1999, 2000 et 2004).
Petacchi, la passe de quatre
Voilà pour le bilan-podium de ce Giro. Reste qu'il ne faut pas oublier tout de même le vainqueur du jour et de la 20e et dernière étape à Milan. Car ce n'est pas n'importe qui.
Après une première semaine de course difficile voire calamiteuse, l'Italien Alessandro Petacchi (Fassa Bortolo) a remporté dimanche sa quatrième victoire d'étape sur ce Tour d'Italie. Il l'a emporté au sprint, à plus de 70 km/h, devant les Allemands Erik Zabel (T-Mobile) et Forster (Gerolsteiner).
Petacchi sauve ainsi son Giro, dominé qu'il fut pendant toute la première partie de ce Tour par l'Australien Robbie McEwen de la Davitamon-Lotto. Ce dernier ayant préféré stopper la course avant les Dolomites, l'Italien en a profité pour signer, dimanche, sa 19e victoire en trois ans de Giro. Chapeau !
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